20 septembre 2003


UNE ÉTUDE D'AMERICAN EXPRESS RÉVÈLE DES PERSPECTIVES ENCOURAGEANTES POUR LES VOYAGES D'AFFAIRES EN 2004

 

- Après les soubresauts de 2003, il y a un espoir de reprise en 2004
- Les tarifs affaires pour les vols long-courriers grimpent partout sauf aux E.-U.
- Les transporteurs à bas prix et à prestations simplifiées transforment l'industrie aérienne dans tous les marchés clés
- Le secteur hôtelier souffre d'une apathie généralisée malgré des signes encourageants
Selon la toute première étude des tendances en 2003-2004 dans l'industrie mondiale des voyages d'affaires, publiée aujourd'hui par American Express, le secteur des voyages d'affaires montre des signes de reprise après avoir été durement ébranlé pour une deuxième année d'affilée. Des nouvelles certes encourageantes pour l'industrie, mais qui se traduiront l'an prochain par une hausse des tarifs.

Face à la mondialisation croissante des activités des entreprises clientes, les Services conseils mondiaux American Express ont préparé pour la première fois une version complète de l'étude annuelle des tendances et prévisions pour chacune des principales régions du globe. Les projections pour 2004 indiquent que la hausse des tarifs aériens sera minime pour les voyages court-courriers intérieurs et légèrement supérieure pour les déplacements long-courriers internationaux; dans le secteur hôtelier, les prix ne devraient augmenter que modérément.

L'année 2003 demeure morose, mais 2004 s'annonce meilleure

Le climat d'incertitude international suscité notamment par la guerre en Irak, le terrorisme, la flambée des prix du pétrole et le virus du SRAS, combiné à des facteurs nationaux comme la baisse de la consommation, la faiblesse de la création d'emplois et de l'augmentation des salaires de même que les reculs boursiers ont sérieusement ébranlé l'industrie mondiale du voyage cette année. Le ralentissement global du trafic passagers, que ne parviennent toujours pas à compenser les réductions de capacité, se traduit par une offre excessive et un rendement moindre. N'eussent été le SRAS et le conflit en Irak, le trafic aérien aurait progressé de 7 %. Selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), la croissance du trafic passagers en 2003 sera la même qu'en 2002. Pour 2004 toutefois, l'OACI prévoit que le trafic passagers mondial va augmenter de 4,4 % - les premiers résultats positifs enregistrés par l'industrie du transport aérien depuis le 11 septembre 2001. En 2005, la hausse devrait être de 6,3 %, ce qui ramènerait l'industrie aux niveaux de 2000. Les voyages d'affaires ayant de tout temps été un premier indice de l'état général de l'économie, ces chiffres laissent entrevoir un retour à la croissance en 2004.

Selon Matthew Davis, directeur - Services conseils mondiaux American Express, "il s'agit de toute évidence d'excellentes nouvelles pour les sociétés aériennes et hôtelières, mais les gestionnaires de voyages pourraient être moins emballés, car ce sont eux qui risquent de devoir composer l'an prochain avec une hausse de coûts. Les voyageurs d'affaires, qui se sont habitués à des tarifs plus abordables ces deux dernières années, pourraient aussi en pâtir. Cependant, le gestionnaire de voyages prévoyant aura pris le soin de négocier des tarifs bon marché en prévision de 2004." Pour 2004, American Express prévoit une augmentation à l'échelle mondiale qui pourrait atteindre 1 % dans le cas des tarifs court-courriers intérieurs et qui sera de l'ordre de 3 à 4 % pour ce qui est des billets de classe affaires internationaux. Les prix consentis aux entreprises par les hôtels de catégories intermédiaire et supérieure vont grimper jusqu'à 1 %. Voici un aperçu des hausses projetées dans les différentes régions (une ventilation par pays est fournie dans la section des points saillants des marchés à la fin du communiqué de presse) :



Tarifs aériens de classe affaires en hausse dans la plupart des marchés

Dans l'ensemble, les tarifs de classe affaires sur les vols long-courriers est en hausse dans tous les marchés, sauf aux E.-U. Les tarifs de catégorie supérieure (première, classe affaires et plein tarif d'économique, tous remboursables) ont augmenté au deuxième trimestre (par rapport à la même période l'an dernier) de 1,7 % en Europe - une majoration nettement plus modeste que celle de 5,6 % enregistrée en 2002 -, de 4,18 % dans la région Asie-Pacifique et en Australie, et de 5,54 % aux E.-U., une indication de la concurrence régnant sur le marché.

Pour la même période, on a constaté aux E.-U. une diminution comparable (4,54 %) des tarifs d'économique intérieurs. En Europe, les prix ont chuté brutalement de 17 % face à la menace des transporteurs à bas prix et à prestations simplifiées. La région Asie-Pacifique a pour sa part connu une augmentation d'à peine 2,25 %.

"L'étude des tarifs donne différents résultats qui sont probablement le reflet de l'incertitude économique, explique M. Davis. Aux E.-U., le mouvement à la baisse indique que les transporteurs aériens se livrent une concurrence plus vive pour s'approprier une clientèle d'affaires moindre qui, par ailleurs, n'est toujours pas disposée à payer le plein tarif. Cette clientèle laisse clairement entendre qu'elle est disposée à se prévaloir des tarifs d'agrément des principaux transporteurs, quitte à se conformer aux conditions de séjour minimal d'un samedi soir et d'achat à l'avance. On assiste à des pressions concertées de la part des gestionnaires de voyages en faveur des tarifs d'agrément non remboursables, d'où une baisse de la demande pour des tarifs plus élevés.

"La baisse généralisée des tarifs d'agrément tient au fait que les compagnies aériennes traditionnelles restructurent leur tarification pour soutenir la concurrence des transporteurs à bas prix et à prestations simplifiées, qui tendent à s'imposer de plus en plus aux E.-U., au Canada et en Europe. On peut y voir aussi une tentative de la part de l'industrie dans son ensemble pour encourager les voyages d'agrément dans un contexte particulièrement riche en défis."

De poursuivre M. Davis : "Les transporteurs aériens cherchent de plus en plus à attirer la clientèle d'affaires en multipliant les offres et en proposant des produits plus alléchants comme des fauteuils-couchettes et l'accès à Internet. Mais ces efforts d'innovation se traduisent par des tarifs plus élevés dans la plupart des marchés. Il faut donc se demander si les voyageurs d'affaires sont disposés à payer ces prix. D'après les réservations effectuées jusqu'à maintenant cette année, ce n'est guère probable, surtout dans le cas des vols court-courriers intérieurs dans les régions où l'économie est plutôt frileuse et où nombre d'entreprises contrôlent de près les déplacements de leur personnel, en particulier la classe de service utilisée."

Avènement des transporteurs à bas prix et à prestations simplifiées

Parmi les principales tendances relevées par l'étude, il y a le fait que les transporteurs à bas prix et à prestations simplifiées gagnent en importance et rognent la part de marché des compagnies aériennes nationales. En Europe, onze de ces exploitants à bas prix se partagent 28,7 % du marché, un net bond en avant par rapport aux 13,6 % qu'ils détenaient en 2002. Et l'IATA prévoit qu'au R.-U. ils détiendront 35,7 % du marché d'ici 2010. Comme l'explique M. Davis, le secteur des voyages à prestations simplifiées a transformé radicalement le marché du transport aérien en instituant une concurrence féroce qui a obligé les exploitants de vols court-courriers à changer leur mode de fonctionnement.

L'Europe n'est plus en reste à présent. La part de marché des transporteurs à bas prix est de 30 % au Canada et d'environ 20 % aux E.-U., et elle se situe entre 20 et 30 % en Australie. L'Europe offre encore bien des possibilités d'expansion soutenue. Les transporteurs à prestations simplifiées gagnent aussi du terrain dans la région Asie-Pacifique tout comme en Amérique latine et dans les Antilles, plus particulièrement au Mexique. Aux E.-U., le rythme de pénétration a ralenti. Les transporteurs à bas prix continuent d'accroître leur part de marché, mais moins rapidement qu'ailleurs. Beaucoup proposent des prestations à bord et des services intertransporteurs identiques à ceux des compagnies aériennes d'exploitation principale - JetBlue, par exemple, offre aux voyageurs d'affaires un pas accru entre les rangées de sièges et des télévisions individuelles même s'il est considéré comme un concurrent à bas prix.

"Comme la clientèle d'affaires américaine se tourne vers les transporteurs à prestations simplifiées, les tarifs court-courriers d'économique ont diminué de 4,54 %, ajoute M. Davis. Cette tendance est encore plus marquée en Europe où l'on a constaté une chute brutale de 17 % dans la même catégorie de tarifs pratiqués par les principales sociétés aériennes en réaction aux concurrents à bas prix."

Malgré un resserrement généralisé des horaires, les transporteurs à prestations simplifiés gagnent vite du terrain. Le nombre de vols réguliers a augmenté de 36 % à l'intérieur du R.-U. et bondi de 77 % en Europe, de 67 % au Canada et de 56 % dans la région Asie-Pacifique. Une récente étude menée par American Express montre par ailleurs que les économies que font les entreprises en optant pour les transporteurs à prestations simplifiées peuvent varier selon le moment où la réservation est effectuée. Les prix proposés par ces derniers peuvent être comparables aux tarifs d'économique affichés par les exploitants traditionnels si la réservation est faite dans les cinq jours précédant le départ ou s'il y a moins de concurrence sur la ligne en question. En Europe, un billet acheté la veille du départ seulement peut coûter 180 % de plus qu'au autre réservé sept jours à l'avance.

"L'étude montre que la clientèle d'affaires qui opte pour la formule à prestations simplifiées et qui ne fait pas de réservations à l'avance risque fort de payer des prix comparables à ceux des transporteurs traditionnels", estime M. Davis.


2003 : Une année éprouvante pour le secteur hôtelier


Dans l'ensemble, 2003 aura été une année difficile pour l'industrie hôtelière, et ce, dans tous les marchés. La conjoncture économique et le contexte géopolitique ont certes nuit au transport aérien, mais en plus ils ont entraîné une révision à la baisse des prix des hôtels, en particulier les tarifs d'entreprise.

La diminution des taux d'occupation s'explique principalement par une demande moindre de la part de la clientèle d'affaires, surtout le créneau des réunions et des voyages de motivation, et le ralentissement des déplacements internationaux en raison des questions de sûreté.

Et le coût de construction des installations nouvelles, habituellement planifié des années à l'avance, n'a fait qu'aggraver le problème. Comme on a construit près de deux fois plus d'établissements qu'au début des années 1990, il y a maintenant un excès de chambres sur le marché.

Le taux d'occupation (avril 2002 - avril 2003) a chuté dans les principaux centres d'affaires : 84 % à Hong Kong, 65 % à Singapour, 18 % à Tokyo, 22 % à Paris et 29 % à Dubai. Seule l'Amérique latine a connu une tendance inverse, soit une augmentation de 24 % à Buenos Aires, de 5 % à Sao Paolo et de 9 % à Santiago. A l'instar des transporteurs aériens, les hôtels s'efforcent d'attirer la clientèle en diversifiant leurs produits, par exemple en offrant l'accès Internet gratuit ou haute vitesse.

Le prix des chambres dans les établissements haut de gamme a diminué au deuxième trimestre (par rapport au même trimestre l'an dernier) dans tous les marchés, l'Amérique du Nord enregistrant un recul significatif de 17,5 %. Curieusement, les hôtels nord-américains bas de gamme ont majoré leurs tarifs de 6,9 %, une indication que la clientèle d'affaires se tourne désormais vers les établissements meilleur marché, au même titre que les transporteurs à prestations simplifiées. Pour ce qui est des hôtels de catégorie intermédiaire, les prix ont baissé partout sauf dans la région Asie-Pacifique où ils ont augmenté de 2,9 % - moins que la hausse de 3,7 % enregistrée l'an dernier.

De tous les grands centres d'affaires, seul celui de Sydney a affiché des rentrées en hausse (avril 2002 - avril 2003). Hong Kong, aux prises avec le SRAS, et Singapour ont été le plus durement touchés, avec des pertes de 90 et 70 % respectivement. Du fait de la situation politique au Moyen-Orient, le manque à gagner pour le secteur hôtelier s'établit à 35 % pour Dubai et se situe entre 2 et 5 % pour Riyadh. Et les problèmes liés à la sûreté n'ont fait qu'empirer les choses. Selon Smith Travel Research, les hôtels aux E.-U. ont vu leurs primes d'assurance grimper de 15 % en 2003.

"Nous prévoyons qu'à l'échelle mondiale, les tarifs d'entreprise consentis par les hôtels de catégories intermédiaire et supérieure vont augmenter en moyenne d'au plus 1 % en 2004, fait remarquer M. Davis. Mais même si 2004 est envisagée avec plus de confiance, les voyageurs peuvent encore en profiter pour obtenir de bons prix auprès des hôtels - surtout à l'approche du dernier trimestre de l'année, traditionnellement plus calme. Le climat général, les préoccupations suscitées par les questions de sûreté et la
construction de nouveaux établissements vont continuer d'inciter l'ensemble des fournisseurs à revoir leurs prix à la baisse. Cela va exacerber la tendance également à la baisse des taux d'occupation hôteliers dans nombre de centres d'affaires clés, et la clientèle des entreprises devrait continuer à se voir proposer de bonnes occasions."

Les Services aux entreprises d'American Express, qui comprennent la Carte affaires American Express, les Voyages d'affaires et les Solutions d'achat pour les entreprises, aident les compagnies à gérer et à contrôler leurs dépenses reliées aux voyages d'affaires et leurs achats. Ils forment une division d'American Express Travel Related Services Company Inc., filiale en propriété exclusive d'American Express Company - société internationale fondée en 1850 qui offre une vaste gamme de services dans les secteurs du voyage, des finances et des réseaux. American Express est un chef de file des cartes de paiement et de crédit, des chèques de voyage, du voyage, de la planification financière, des produits de placement, de l'assurance et des opérations bancaires internationales.

Note à la rédaction : Amex Canada diffusera plus tard ce mois-ci les conclusions de son étude sur les tendances et les prévisions concernant l'industrie canadienne du voyage d'affaires, qui donne un aperçu détaillé des tendances de l'industrie et des prévisions tarifaires pour le Canada en 2004.


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