magazine voyage

4 février 2004

Aux urnes, citoyens! La beauté n’attend pas !
- par André Désiront

Qui sont-elles? Que pensent-elles? Que mangent-elles en hiver, ces troublantes créatures qui, nous en sommes persuadés, hantent les rêves des hommes de l’industrie et alimentent les rancoeurs typiquement féminines du sexe majoritaire? Nous avons pensé que pour vous aider à accomplir vos devoirs d’électeurs/trices (c’est fatiguant d’être politiquement correct!), il ne suffisait plus de montrer les minois des trois finalistes de notre concours de « La plus belle femme de l’industrie ». Encore fallait-il démontrer que, derrière ces charmantes frimousses qui leur servent de vitrine, se dissimulent un esprit, une personnalité… une âme quoi! Pour tout savoir sur Marie Octeau, Jennifer Souza et Josée Thériault et pour mieux orienter votre choix, consultez la section « Élections »

Marie Octeau, 36 ans, conseillère chez Voyages Gendron à Valleyfield

EV : Vous êtes conseillère en voyages depuis longtemps?

MO : Depuis six mois. J’ai longtemps travaillé comme agent de bord chez Royal. J’ai aussi décroché mes licences commerciales de pilote. Mon père était pilote d’essai sur les Challengers et les CL-215 de Canadair. Je voulais devenir la première femme à piloter des CL-215, ces appareils qu’on utilise pour combattre les incendies de forêt. Mais j’ai manqué d’argent et de temps. J’ai trois enfants et cette responsabilité ne s’harmonise pas tellement avec le métier de pilote de CL-215, qui vous oblige à vous éloigner souvent de votre famille. Alors, j’ai été suivre un cours d’agent de voyages chez April-Fortier et j’ai commencé à travailler comme conseillère en voyages, l’été dernier. Je suis aussi entrepreneure, car parallèlement, j’exploite une station-service Esso à Vaudreuil. Mon conjoint s’en occupe pendant la journée. J’y travaille le soir et les fins de semaines.

EV : Vous avez un conjoint! Vous allez décevoir bien des gens dans le réseau! Vous servez-vous de votre charme en affaires?

MO : Absolument! Cela se fait involontairement, la plupart du temps, mais le charme n’est-il pas un élément essentiel des techniques de ventes? À l’agence, il s’agit surtout d’un charme vocal, puisque nous réalisons 95% de nos ventes par téléphone ou par Internet. Mais la voix est un instrument de charme non négligeable.

EV : Quelle est votre destination préférée?

MO : Je suis spécialisée en golf, en voyages de noces et en mariages à destination. Côté mariages ou voyages de noces, je recommande surtout la Jamaïque et, plus particulièrement, les SuperClubs Couples.

EV : Quelle horreur! SuperClub est commanditaire de notre concours. Si vous gagnez, vos concurrentes vont dire que c’est « organisé avec le gars des vues » ou que vous essayer de nous influencer! Soyons sérieux, maintenant : lequel, parmi les trois candidats, trouvez-vous le plus mignon?

MO : Je n’en connais aucun en personne, donc c’est assez difficile de juger. Mais, en ce qui concerne la binette, j’aurais tendance à craquer pour Robert Trudeau, d’Air France.




Jennifer Souza, 20 ans, responsable des groupes « ITC » chez Tours Maison.

EV : Depuis quand travaillez-vous dans l’industrie du voyage?

JS : Depuis deux ans. J’étais en administration au Cegep et je n’aimais pas vraiment ça. Près de chez moi, il y avait une école qui donnait des cours de tourisme, le John F. Kennedy Business Center. Je suis allée voir, le programme m’a plus, parce que j’y voyais une manière d’élargir mes horizons, et je me suis inscrite. J’ai décroché un certificat d’études collégiales en tourisme, voici deux ans, et l’école m’a placée chez Tours Maison pour faire un stage. J’y suis restée.

EV : Aux réservations?

JS : Oui, aux réservations du département « I.T.C. ». Tours Maisons se préparait juste à lancer ses forfaits charters pour le Sud. Après quelques mois, je me suis retrouvée parmi les plus anciennes du département et j’agissais comme soutien aux autres agents de réservations. Je m’occupais de présélection de sièges, de groupes et de toutes sortes de détails qui sortaient de l’ordinaire. C’était un poste qui comportait certaines responsabilités et j’aimais cela. Plus tard, j’ai été transférée aux forfaits « F.I.T. ». J’ai moins aimé, parce que j’avais moins de responsabilités qu’aux forfaits ITC. Finalement, j’ai été mutée aux groupes en novembre dernier.

EV : Parmi les trois candidats masculins choisis en finale, avec lequel aimeriez-vous passer la Saint-Valentin?

JS : Avec aucun. J’ai un ami depuis l’âge de 15 ans, il s’appelle Jimmy et je suis sûre qu’il n’apprécierait pas.

EV : Depuis que vous avez 15 ans… quelle fidélité! Est-ce que le fait de figurer parmi les trois finalistes a changé quelque chose à votre vie?

JS : Oui, mes collègues de travail m’appellent maintenant « pretty woman »!




Josée Thériault, 32 ans, copropriétaire de Voyages Nouveau-Monde à Joliette

EV : Comment êtes-vous devenue agent de voyages?

JT : J’exploitais un petit salon de bronzage installé dans un grand local. Comme je voulais à la fois mieux rentabiliser le local et élargir mes horizons, j’ai pensé qu’en adjoignant une agence de voyages au salon de bronzage, je ferais d’une pierre deux coups. Je suis allée suivre un cours à l’Institut April Fortier et j’ai lancé mon agence en 1996.

EV : Donc, vous êtes une fonceuse?

JT : Je suis fonceuse, c’est vrai. Mais je suis également prudente. Je réalisais très bien que les connaissances de base acquises chez April-Fortier ne me suffiraient pas. Alors j’ai embauché une conseillère expérimentée qui m’a appuyée et appris le métier. Deux ans plus tard, je me suis associée à Danièle Boulard, qui exploitait également une agence à Joliette, Voyages Univers. Nous avons fusionné et j’ai laissé tomber le salon de bronzage. Nous avons déménagé dans un nouveau local au centre-ville de Joliette et les affaires marchent très bien.

EV : Avant le bronzage, vous faisiez quoi?

JT : J’ai un DEC en diététique, une spécialité qui, normalement, vous amène à travailler dans les hôpitaux. Mais au cours de stage, je me suis aperçue que j’étais trop sensible pour travailler en milieu hospitalier et j’ai abandonné la diététique.

EV : Vous servez-vous de votre charme pour réussir en affaires?

JT : On s’en sert toujours un peu. Lorsque je suis à l’extérieur, je distribue souvent mes cartes d’affaires en invitant les gens à m’appeler. Au début, ils m’appellent peut-être parce qu’ils me trouvent « ben cute », mais au fil de la conversation, ils s’aperçoivent que je suis une interlocutrice valable et ils me prennent davantage au sérieux.

EV : Seriez-vous prête à passer la Saint-Valentin avec un des trois finalistes masculins et avec lequel?

JT : Pourquoi pas? Le choix est un peu difficile, parce qu’ils me paraissent tous les trois assez beaux garçons. Quoique la photo de Robert Trudeau est très mauvaise, ce qui ne permet pas de se faire une idée exacte… Mais spontanément, j’opterais pour Stéphane Drouin.


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