Qui
sont-elles? Que pensent-elles? Que mangent-elles en hiver, ces troublantes
créatures qui, nous en sommes persuadés, hantent les rêves
des hommes de l’industrie et alimentent les rancoeurs typiquement
féminines du sexe majoritaire? Nous avons pensé que pour
vous aider à accomplir vos devoirs d’électeurs/trices
(c’est fatiguant d’être politiquement correct!), il
ne suffisait plus de montrer les minois des trois finalistes de notre
concours de « La plus belle femme de l’industrie ».
Encore fallait-il démontrer que, derrière ces charmantes
frimousses qui leur servent de vitrine, se dissimulent un esprit, une
personnalité… une âme quoi! Pour tout savoir sur Marie
Octeau, Jennifer Souza et Josée Thériault et pour mieux
orienter votre choix, consultez la section « Élections »
Marie Octeau, 36 ans, conseillère chez Voyages Gendron
à Valleyfield
EV : Vous êtes conseillère en voyages depuis
longtemps?
MO : Depuis six mois. J’ai longtemps travaillé
comme agent de bord chez Royal. J’ai aussi décroché
mes licences commerciales de pilote. Mon père était pilote
d’essai sur les Challengers et les CL-215 de Canadair. Je voulais
devenir la première femme à piloter des CL-215, ces appareils
qu’on utilise pour combattre les incendies de forêt. Mais
j’ai manqué d’argent et de temps. J’ai trois
enfants et cette responsabilité ne s’harmonise pas tellement
avec le métier de pilote de CL-215, qui vous oblige à vous
éloigner souvent de votre famille. Alors, j’ai été
suivre un cours d’agent de voyages chez April-Fortier et j’ai
commencé à travailler comme conseillère en voyages,
l’été dernier. Je suis aussi entrepreneure, car parallèlement,
j’exploite une station-service Esso à Vaudreuil. Mon conjoint
s’en occupe pendant la journée. J’y travaille le soir
et les fins de semaines.
EV : Vous avez un conjoint! Vous allez décevoir
bien des gens dans le réseau! Vous servez-vous de votre charme
en affaires?
MO : Absolument! Cela se fait involontairement, la plupart
du temps, mais le charme n’est-il pas un élément essentiel
des techniques de ventes? À l’agence, il s’agit surtout
d’un charme vocal, puisque nous réalisons 95% de nos ventes
par téléphone ou par Internet. Mais la voix est un instrument
de charme non négligeable.
EV : Quelle est votre destination préférée?
MO : Je suis spécialisée en golf, en voyages
de noces et en mariages à destination. Côté mariages
ou voyages de noces, je recommande surtout la Jamaïque et, plus particulièrement,
les SuperClubs Couples.
EV : Quelle horreur! SuperClub est commanditaire de
notre concours. Si vous gagnez, vos concurrentes vont dire que c’est
« organisé avec le gars des vues » ou que vous essayer
de nous influencer! Soyons sérieux, maintenant : lequel, parmi
les trois candidats, trouvez-vous le plus mignon?
MO : Je n’en connais aucun en personne, donc c’est
assez difficile de juger. Mais, en ce qui concerne la binette, j’aurais
tendance à craquer pour Robert Trudeau, d’Air France.
Jennifer Souza, 20 ans, responsable des groupes « ITC »
chez Tours Maison.
EV : Depuis quand travaillez-vous dans l’industrie
du voyage?
JS : Depuis deux ans. J’étais en administration au Cegep
et je n’aimais pas vraiment ça. Près de chez moi,
il y avait une école qui donnait des cours de tourisme, le John
F. Kennedy Business Center. Je suis allée voir, le programme m’a
plus, parce que j’y voyais une manière d’élargir
mes horizons, et je me suis inscrite. J’ai décroché
un certificat d’études collégiales en tourisme, voici
deux ans, et l’école m’a placée chez Tours Maison
pour faire un stage. J’y suis restée.
EV : Aux réservations?
JS : Oui, aux réservations du département
« I.T.C. ». Tours Maisons se préparait juste à
lancer ses forfaits charters pour le Sud. Après quelques mois,
je me suis retrouvée parmi les plus anciennes du département
et j’agissais comme soutien aux autres agents de réservations.
Je m’occupais de présélection de sièges, de
groupes et de toutes sortes de détails qui sortaient de l’ordinaire.
C’était un poste qui comportait certaines responsabilités
et j’aimais cela. Plus tard, j’ai été transférée
aux forfaits « F.I.T. ». J’ai moins aimé, parce
que j’avais moins de responsabilités qu’aux forfaits
ITC. Finalement, j’ai été mutée aux groupes
en novembre dernier.
EV : Parmi les trois candidats masculins choisis en
finale, avec lequel aimeriez-vous passer la Saint-Valentin?
JS : Avec aucun. J’ai un ami depuis l’âge
de 15 ans, il s’appelle Jimmy et je suis sûre qu’il
n’apprécierait pas.
EV : Depuis que vous avez 15 ans… quelle fidélité!
Est-ce que le fait de figurer parmi les trois finalistes a changé
quelque chose à votre vie?
JS : Oui, mes collègues de travail m’appellent
maintenant « pretty woman »!
Josée Thériault, 32 ans, copropriétaire
de Voyages Nouveau-Monde à Joliette
EV : Comment êtes-vous devenue agent de voyages?
JT : J’exploitais un petit salon de bronzage installé
dans un grand local. Comme je voulais à la fois mieux rentabiliser
le local et élargir mes horizons, j’ai pensé qu’en
adjoignant une agence de voyages au salon de bronzage, je ferais d’une
pierre deux coups. Je suis allée suivre un cours à l’Institut
April Fortier et j’ai lancé mon agence en 1996.
EV : Donc, vous êtes une fonceuse?
JT : Je suis fonceuse, c’est vrai. Mais je suis
également prudente. Je réalisais très bien que les
connaissances de base acquises chez April-Fortier ne me suffiraient pas.
Alors j’ai embauché une conseillère expérimentée
qui m’a appuyée et appris le métier. Deux ans plus
tard, je me suis associée à Danièle Boulard, qui
exploitait également une agence à Joliette, Voyages Univers.
Nous avons fusionné et j’ai laissé tomber le salon
de bronzage. Nous avons déménagé dans un nouveau
local au centre-ville de Joliette et les affaires marchent très
bien.
EV : Avant le bronzage, vous faisiez quoi?
JT : J’ai un DEC en diététique,
une spécialité qui, normalement, vous amène à
travailler dans les hôpitaux. Mais au cours de stage, je me suis
aperçue que j’étais trop sensible pour travailler
en milieu hospitalier et j’ai abandonné la diététique.
EV : Vous servez-vous de votre charme pour réussir
en affaires?
JT : On s’en sert toujours un peu. Lorsque je
suis à l’extérieur, je distribue souvent mes cartes
d’affaires en invitant les gens à m’appeler. Au début,
ils m’appellent peut-être parce qu’ils me trouvent «
ben cute », mais au fil de la conversation, ils s’aperçoivent
que je suis une interlocutrice valable et ils me prennent davantage au
sérieux.
EV : Seriez-vous prête à passer la Saint-Valentin
avec un des trois finalistes masculins et avec lequel?
JT : Pourquoi pas? Le choix est un peu difficile, parce
qu’ils me paraissent tous les trois assez beaux garçons.
Quoique la photo de Robert Trudeau est très mauvaise, ce qui ne
permet pas de se faire une idée exacte… Mais spontanément,
j’opterais pour Stéphane Drouin.
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