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par André Désiront -
L’équipe
de Voyages Hai entamait, dimanche dernier, une série
de conférences portant sur ses principales destinations
asiatiques. La Chine, le Vietnam, le Sri-Lanka, l’Inde
et les Maldives figuraient au programme de la présentation
qui a attiré plus de 150 personnes – agents de
voyages et consommateurs – à l’hôtel
Universel de Montréal. Express Voyage a profité
de l’occasion pour évoquer la reprise de la demande
pour l’Asie avec Michel Larivière et Jean-Jacques
Lefuel, respectivement directeurs du marketing et des ventes
du grossiste.
Express
Voyage sur le web: Sentez-vous vraiment une reprise
de la demande pour l’Asie?
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L'équipe
de Voyages Hai présente lors des présentations.
De gauche à droite: Jean-Jacques Lefuel, directeur
des ventes, Michel Lariviere, directeur du marketing,
Annik Saint-Cyr, agente aux réservations, Johnny
Nguyen, directeur, Sylvie Restivo, gérante Est
du Canada, Stéphane Démé, agent
aux réservations et Cynthia Robert, agente aux
réservations |
Michel
Larivière : Oui, mais elle reste circonscrite
à certains pays. Ainsi, les ventes pour le Vietnam
et la Thaïlande ont vraiment redémarré.
On sent aussi une reprise en ce qui concerne le Japon et l’Inde.
Mais rien ne bouge du côté de la Chine, Hong-Kong
et Singapour, qui sont les destinations qui ont été
le plus affectées par le SRAS. Il semble que l’inde
bénéficie de la situation. Ce pays intéresse
les consommateurs qui, normalement, se seraient dirigés
vers la Chine. Quant à Bali, qui faisait l’objet
d’un redémarrage, c’est retombé
au point mort après les attentats de Djakarta, en août.
La présentation de ce week-end a aussi porté
sur le Sri-Lanka et j’ai été surpris par
l’intérêt suscité. Nous avions déjà
tenté de programmer la destination en 2000, mais les
attentats de Colombo ont tout fait avorter.
EV
: Le pays est-il vraiment redevenu sûr ?
Jean-Jacques
Lefuel : Les Tigres Tamouls, qui mènent une
guérilla dans les provinces du nord, où les
Tamouls, originaires de l’Inde du Sud, sont majoritaires,
ont entamé des négociations avec le gouvernement
fédéral, voici un peu plus d’un an. La
région de Trincomalee, vient de s’ouvrir à
nouveau au tourisme et le pays est actuellement très
calme.
EV
: Quel intérêt présente-t-il sur le plan
touristique ?
JJL
: Comme l’Inde, c’est une destination culturelle.
L’île a été un des grands foyers
du bouddhisme en Asie. On y retrouve donc beaucoup de monuments
remarquables. Il y a aussi beaucoup de parcs nationaux qui
hébergent une faune abondante et les plages figurent
parmi les plus belles de l’Océan Indien. Aux
amateurs de plages, nous proposons d’ailleurs, en option,
une prolongation aux Maldives.
EV
: Qu’en est-il du Vietnam?
ML
: C’est notre destination fétiche. Elle a été
affectée par le SRAS, mais elle est la première,
en Asie, à avoir été rayée de
la liste que l’OMS dressait des pays affectés.
La demande a redécollé, mais elle n’a
pas encore atteint le niveau d’avant la crise. Quant
à la Chine, si je peux revenir sur le sujet, elle a
trop tardé à donner l’heure juste et cela
a probablement contribué à la méfiance
qui affecte tant la demande. Par contre, la crise du SRAS
aura eu un côté positif. Elle a incité
les autorités à accélérer la mise
en place des grandes campagnes de propreté prévues
pour accueillir les Jeux Olympiques. Les gens ne crachent
plus dans les rues des grandes villes et l’air est moins
pollué, parce que les grands complexes industriels
vétustes, qui fonctionnaient au charbon ont été
démantelés. Les autorités ont aussi planté
des millions d’arbres, ce qui contribue à assainir
l’air. Il y a donc une amélioration, même
si le taux de pollution demeure élevé à
cause des vieux tracteurs et des vieux camions si nombreux
à circuler dans les rues.
EV
: Et le Japon?
JJL
: Nous sommes heureux de constater une reprise dans le cas
de ce pays. La demande avait subi les contrecoups du SRAS,
mais aussi des prix assez élevés qui dissuadaient
les consommateurs. Ce sont d’ailleurs les tarifs qui,
encore actuellement, font échouer les tentatives de
mettre des groupes sur pied. Par contre, les forfaits individuels
se vendent très bien. Il y a une question de prix d’appel.
Un circuit individuel se détaille 3800 $ pour 14 jours,
avion non compris. Un circuit de groupe se vend 5300 $ avec
l’avion. Lorsqu’on franchit le seuil psychologique
des 5000 $, le consommateur recule.
EV
: On dit que les destinations asiatiques devraient être
favorisées, parce que les baby boomers sont fatigués
de la plage et qu’ils veulent découvrir d’autres
horizons que les Antilles et l’Europe. Pensez-vous que
cela va bientôt redonner des ailes à des grossistes
comme vous?
ML
: Les prix des forfaits aux Antilles sont devenus prohibitifs.
Un forfait de deux semaines en Thaïlande se détaille
2000 $, vol, hôtel et visites inclus. Pour 2300 $, on
achète un circuit complet. Les consommateurs québécois
sont de plus en plus nombreux à en avoir conscience.
Même si elle n’a pas été touchée
par le SRAS, la destination a été très
affectée par la phobie à l’égard
de l’Asie déclenchée par la maladie. Mais
tout devrait rentrer dans l’ordre au cours des prochains
mois.
EV
: Des projets ?
JJL
: Oui, justement pour toucher la portion de la clientèle
des baby boomers intéressés par la nature et
l’écotourisme, nous allons lancer un nouveau
circuit « nature » au Sarawak, dans l’île
de Bornéo. Il se vendra 3500 $ pour 17 jours, avec
Malaysia Airlines. Et nous nous préparons programmer
les Philippines. Ils viennent d’ouvrir un bureau de
toursime à Toronto et ils participeront au SITV pour
la première fois, en octobre.
| Voyages
Hai organisera, en octobre, une « Caravane Asie
», en collaboration avec les offices de tourisme
de Chine, de l’Inde, de Thaïlande, d’Indonésie
et de Corée. Cette tournée de présentations
aux agents de voyages touchera Trois-Rivières et
Québec (le 14 octobre), ainsi que Sherbrooke (le
15 octobre). |