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9 septembre 2003


ASIE : VOYAGES HAI PRÉPARE LA REPRISE
- par André Désiront -

L’équipe de Voyages Hai entamait, dimanche dernier, une série de conférences portant sur ses principales destinations asiatiques. La Chine, le Vietnam, le Sri-Lanka, l’Inde et les Maldives figuraient au programme de la présentation qui a attiré plus de 150 personnes – agents de voyages et consommateurs – à l’hôtel Universel de Montréal. Express Voyage a profité de l’occasion pour évoquer la reprise de la demande pour l’Asie avec Michel Larivière et Jean-Jacques Lefuel, respectivement directeurs du marketing et des ventes du grossiste.

Express Voyage sur le web: Sentez-vous vraiment une reprise de la demande pour l’Asie?

L'équipe de Voyages Hai présente lors des présentations. De gauche à droite: Jean-Jacques Lefuel, directeur des ventes, Michel Lariviere, directeur du marketing, Annik Saint-Cyr, agente aux réservations, Johnny Nguyen, directeur, Sylvie Restivo, gérante Est du Canada, Stéphane Démé, agent aux réservations et Cynthia Robert, agente aux réservations

Michel Larivière : Oui, mais elle reste circonscrite à certains pays. Ainsi, les ventes pour le Vietnam et la Thaïlande ont vraiment redémarré. On sent aussi une reprise en ce qui concerne le Japon et l’Inde. Mais rien ne bouge du côté de la Chine, Hong-Kong et Singapour, qui sont les destinations qui ont été le plus affectées par le SRAS. Il semble que l’inde bénéficie de la situation. Ce pays intéresse les consommateurs qui, normalement, se seraient dirigés vers la Chine. Quant à Bali, qui faisait l’objet d’un redémarrage, c’est retombé au point mort après les attentats de Djakarta, en août. La présentation de ce week-end a aussi porté sur le Sri-Lanka et j’ai été surpris par l’intérêt suscité. Nous avions déjà tenté de programmer la destination en 2000, mais les attentats de Colombo ont tout fait avorter.

EV : Le pays est-il vraiment redevenu sûr ?

Jean-Jacques Lefuel : Les Tigres Tamouls, qui mènent une guérilla dans les provinces du nord, où les Tamouls, originaires de l’Inde du Sud, sont majoritaires, ont entamé des négociations avec le gouvernement fédéral, voici un peu plus d’un an. La région de Trincomalee, vient de s’ouvrir à nouveau au tourisme et le pays est actuellement très calme.

EV : Quel intérêt présente-t-il sur le plan touristique ?

JJL : Comme l’Inde, c’est une destination culturelle. L’île a été un des grands foyers du bouddhisme en Asie. On y retrouve donc beaucoup de monuments remarquables. Il y a aussi beaucoup de parcs nationaux qui hébergent une faune abondante et les plages figurent parmi les plus belles de l’Océan Indien. Aux amateurs de plages, nous proposons d’ailleurs, en option, une prolongation aux Maldives.

EV : Qu’en est-il du Vietnam?

ML : C’est notre destination fétiche. Elle a été affectée par le SRAS, mais elle est la première, en Asie, à avoir été rayée de la liste que l’OMS dressait des pays affectés. La demande a redécollé, mais elle n’a pas encore atteint le niveau d’avant la crise. Quant à la Chine, si je peux revenir sur le sujet, elle a trop tardé à donner l’heure juste et cela a probablement contribué à la méfiance qui affecte tant la demande. Par contre, la crise du SRAS aura eu un côté positif. Elle a incité les autorités à accélérer la mise en place des grandes campagnes de propreté prévues pour accueillir les Jeux Olympiques. Les gens ne crachent plus dans les rues des grandes villes et l’air est moins pollué, parce que les grands complexes industriels vétustes, qui fonctionnaient au charbon ont été démantelés. Les autorités ont aussi planté des millions d’arbres, ce qui contribue à assainir l’air. Il y a donc une amélioration, même si le taux de pollution demeure élevé à cause des vieux tracteurs et des vieux camions si nombreux à circuler dans les rues.

EV : Et le Japon?

JJL : Nous sommes heureux de constater une reprise dans le cas de ce pays. La demande avait subi les contrecoups du SRAS, mais aussi des prix assez élevés qui dissuadaient les consommateurs. Ce sont d’ailleurs les tarifs qui, encore actuellement, font échouer les tentatives de mettre des groupes sur pied. Par contre, les forfaits individuels se vendent très bien. Il y a une question de prix d’appel. Un circuit individuel se détaille 3800 $ pour 14 jours, avion non compris. Un circuit de groupe se vend 5300 $ avec l’avion. Lorsqu’on franchit le seuil psychologique des 5000 $, le consommateur recule.

EV : On dit que les destinations asiatiques devraient être favorisées, parce que les baby boomers sont fatigués de la plage et qu’ils veulent découvrir d’autres horizons que les Antilles et l’Europe. Pensez-vous que cela va bientôt redonner des ailes à des grossistes comme vous?

ML : Les prix des forfaits aux Antilles sont devenus prohibitifs. Un forfait de deux semaines en Thaïlande se détaille 2000 $, vol, hôtel et visites inclus. Pour 2300 $, on achète un circuit complet. Les consommateurs québécois sont de plus en plus nombreux à en avoir conscience. Même si elle n’a pas été touchée par le SRAS, la destination a été très affectée par la phobie à l’égard de l’Asie déclenchée par la maladie. Mais tout devrait rentrer dans l’ordre au cours des prochains mois.

EV : Des projets ?

JJL : Oui, justement pour toucher la portion de la clientèle des baby boomers intéressés par la nature et l’écotourisme, nous allons lancer un nouveau circuit « nature » au Sarawak, dans l’île de Bornéo. Il se vendra 3500 $ pour 17 jours, avec Malaysia Airlines. Et nous nous préparons programmer les Philippines. Ils viennent d’ouvrir un bureau de toursime à Toronto et ils participeront au SITV pour la première fois, en octobre.

Voyages Hai organisera, en octobre, une « Caravane Asie », en collaboration avec les offices de tourisme de Chine, de l’Inde, de Thaïlande, d’Indonésie et de Corée. Cette tournée de présentations aux agents de voyages touchera Trois-Rivières et Québec (le 14 octobre), ainsi que Sherbrooke (le 15 octobre).

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