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par André Désiront -
Un
nouveau volet vient s’encastrer dans l’éventail
de produits et d’activités qui seront présentés
au Salon international tourisme voyages (SITV), qui se tiendra
du 17 au 19 octobre prochains à la Place Bonaventure
de Montréal : « la cuisine du monde ».
Et quatre nouveaux pays se joindront à la cohorte des
exposants : le Panama, le Honduras, les îles Cayman
et les îles Turk & Caicos. Comme chaque année,
la première journée – celle du vendredi,
de 14h à 21h – sera réservée aux
professionnels qui pourront entrer sur présentation
de leur carte d’affaires. Ils étaient 3500 l’an
dernier. La nouvelle directrice de l’entreprise organisatrice,
DMG Mondia Medial, Sylvie Monroe-Cox brosse un portrait de
la quinzième édition de ce SITV dans l’entrevue
qu’elle a accordé à Express Voyage. Elle
affirme sa volonté de faire « évoluer
» le salon et de le rendre plus dynamique, afin d’entretenir
l’intérêt d’un public toujours en
quête de nouveautés. Et elle parle de la «
restructuration » qui a affecté l’entreprise.
Express
Voyages : Vous venez de la Place Bonaventure. Quelles fonctions
y exerciez-vous exactement ?
 |
Sylvie
Monroe-Cox (directrice, DMG Mondia Medial) |
Sylvie
Monroe-Cox : J’ai travaillé 12 ans pour la Place
Bonaventure qui accueillait entre 40 et 50 expositions, bon
an mal an. Au cours des huit dernières années,
j’assumais les fonctions de directrice générale
du Hall des expositions, ce qui signifie que je supervisais
autant les ventes que les opérations. Aujourd’hui,
je me retrouve à exercer les mêmes fonctions,
mais de l’autre côté de la cloture, avec
cinq salons à superviser : le SITV, le Salon habitat
d’automne, les Salons vacances et loisirs d’été
de Montréal et de Québec, et le Salon national
de l’habitation. Nous continuerons à organiser
ces événements à la Place Bonaventure,
qui, de par sa situation au centre-ville et desservie par
une station de métro, est très accessible. Cette
année, les organisateurs d’exposition y disposent
d’ailleurs d’espaces qui ont presque doublé
de superficie, puisque le hall des expositions, qui faisait
235 000 pieds carrés en fait maintenant 400 000.
EV
: Pourquoi une partie de l’ancienne équipe a-t-elle
été remerciée?
SMC
: Après quatre ans de présence sur le marché
québécois, DMG Mondia Medial a décidé
de restructurer ses activités. Cela s’est fait
avant mon entrée en fonction. Décision a été
prise de travailler avec une équipe plus réduite
et de suppléer aux besoins en utilisant les ressources
de notre bureau de Toronto, qui est aussi le siège
social de l’organisation au Canada. L’organisation
et la vente d’un salon est particulière en ce
sens qu’on travaille avec une équipe réduite
de permanents et qu’on embauche plusieurs employés
à temps partiel, à mesure qu’on se rapproche
de l’événement. Pour le SITV, par exemple,
nous sommes cinq à plein temps, en me comptant. Outre
moi, il y a Jean Provencher, qui agit comme directeur des
ventes, deux vendeuses et une troisième que nous nous
préparons à engager.
EV
: Le SITV a accueilli 32 000 visiteurs, l’an dernier.
C’est beaucoup moins que les premières années,
alors qu’il était ouvert une journée de
plus et qu’on dénombrait plus de 50 000 entrées.
Allez-vous élaborer des stratégies pour remonter
le courant?
SMC
: Nous avons commencé en lançant, cette année,
une thématique « la cuisine du monde ».
L’ajout de ce nouveau volet à la gamme d’activités
s’imposait dans la mesure où la nourriture est
partie prenante de toute expérience de voyage. On préparera
sur place, sous la direction du chef Jean-Louis Thémis,
de l’ITHQ, une dizaine de recettes de cinq pays : Cuba,
le Mexique, la Thaïlande, la Tunisie et l’Allemagne.
Les visiteurs pourront assister à la préparation
des plats comme la chayotte à la vinaigrette, le poulet
à la créole ou le boeuf sauté à
la mode de l’État de Tabasco, au Mexique. Ils
pourront y goûter sur place et aussi repartir avec les
recettes qui seront disponibles dans les kiosques des exposants.
C’est une première, mais nous comptons élargir
ce volet, au cours des prochaines années. D’autre
part, nous allons consulter nos exposants de façon
beaucoup plus étroite, de manière à mieux
répondre à leurs besoins, mais aussi à
susciter une dynamique qui nous permette d’innover.
Nous voulons continuer à greffer des innovations comme
celles du volet « cuisine ». Le public est continuellement
en quête de nouveauté et nous voulons lui en
donner. Mais il y a des choses que nous faisons bien, d’autres
que nous faisons moins bien. Alors, nous comptons sur les
exposants, qui prennent continuellement le pouls de l’industrie,
pour nous aider à faire évoluer le salon dans
le bon sens. Un salon doit évoluer. Nous le voulons
plus varié et plus diversifié.
EV
: Y aura-t-il des innovations en ce qui concerne l’animation?
SMC
: Un nouvel acteur fera son entrée à la Place
d’animation : la Tunisie, qui produira un spectacle
de danse et de musique. Cuba, le Mexique et les pays habituels
continueront à assurer l’animation et Lio Kiefer
officiera encore comme présentateur. On pourra encore
visionner des films sur différentes destinations à
la Place du cinéma.
EV
: Y aura-t-il de nouveaux pays?
SMC
: Oui, le Honduras, le Panama, les îles Cayman et les
îles Turk & Caicos. Les plus grands kiosques seront
ceux de la France, du Mexique, de Cuba et de la République
dominicaine, comme c’était le cas les années
précédentes. Par contre, on ne les retrouvera
pas à leur place habituelle. D’ailleurs, aucun
exposant ne se retrouvera à sa place habituelle, parce
que cette année, le salon se tiendra dans le Hall Est
de la Place Bonaventure, et non plus dans le Hall Ouest. Cela
donnera un salon différent, ce qui permettra d’insuffler
un nouvelle dynamique. Après plusieurs années,
j’estime qu’il est bon de fournir une vision différente
aux gens qui participent à un même événement.
EV
: On a annoncé que vous auriez bientôt un concurrent
: le Festival des voyages dont les organisateurs prévoyaient
lancer la première édition en février
prochain. Y a-t-il place pour deux salons du voyage à
Montréal?
SMC
: Définitivement pas, car nous évoluons dans
un trop petit marché. Le bassin d’exposants et
de visiteurs n’est pas extensible à l’infini.
L’apparition d’un autre salon ou festival, quel
que soit le nom qu’on lui donne, ne pourrait que créer
la confusion et morceler la clientèle. Mais j’ignore
ce qu’il advient de cette concurrence annoncée.
Nous n’avons pas réentendu parler d’eux
et, à ce que je sache, nos exposants non plus.
Les
membres de l’industrie sont invités à
la « journée des professionnels », qui
aura lieu le vendredi 17 octobre, de 14h à 21h.