magazine voyage

11 février 2004

Vendre ses connaissances ? Une évidence !
- par Véronique Couzinou
Jean-Paul Provost
Un petit-déjeuner de l’APAV avait lieu le 10 février devant une dizaine d’agents de voyage... seulement. C’était le dernier pour le VP Exécutif de l’Association, Jean-Paul Provost, qui quitte ses fonctions ce vendredi: «Dommage que sur quelque 862 permis d’agents délivrés au Québec nous n’ayons pas davantage de monde à ces petits-déjeuners», nous a-t-il confié, «car les sujets sont vraiment valorisants et instructifs».

La conférence de mardi portait sur un thème particulièrement intéressant pour les agents: faut-il charger des frais pour les conseils et services apportés à sa clientèle? Bien sûr, a répondu Manon Lachapelle, conférencière du jour, et propriétaire de l’agence Voyages Évasion à Joliette. Le client ne s’attend-il pas à des conseils gratuits lorsqu’il vient acheter un voyage? «Manon nous a démontré que non, pas autant qu’on le croit», poursuit Jean-Paul Provost. «Le client qui entre dans votre agence parce qu’il vient de voir un prix de voyage intéressant dans son journal voudra toujours en savoir plus: il vous demandera probablement ce qu’il aura et n’aura pas dans le forfait à Cancùn à 898$ la semaine, et s’il ne vaudrait pas mieux qu’il mette 100$ de plus pour une meilleure chambre ou des services complémentaires que vous, agent, allez chercher pour lui».

Mme Lachapelle a comparé les services offerts par les agents de voyages à ceux d’un décorateur ou d’un avocat: lorsque vous demandez l’avis d’un designer d’intérieur pour décorer votre maison, il vous chargera des frais pour vous conseiller, même chose pour un avocat ou un médecin... Pourquoi les agents de voyages devraient-ils “offrir” leurs connaissances gracieusement? “«Certains, dans la salle, étaient réticents à cette idée et je crois que c’est symptomatique de la profession; ils sous-estiment la valeur de leurs connaissances qui sont pourtant vastes: les agents doivent connaître la géographie, l’histoire des pays qu’ils vendent, les compagnies aériennes et de croisières, les hôtels, les forfaits... Ce sont des personnes ressources inestimables et lorsque le service est bon, il y a un prix à payer pour les consulter», conclut M. Provost.

Le prochain petit-déjeuner aura lieu le 9 mars, toujours à l’hôtel Delta Centre-Ville de Montréal, sur le thème de la prévention, vaccination et de la santé en voyage. Le 11 mai, il sera question d’éthique en voyage. Consultez la section «Invitations et fam tours» d’Express Voyage pour en savoir plus.

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