-
par André Désiront -
 |
Alain Authier,
vice-président services voyages et produits touristiques |
«Nous
voulons répondre à tous les besoins liés
à un déplacement, tant sur le plan de l’information
que des produits», expliquait Alain Authier, vice-président
services de voyages de CAA-Québec, en inaugurant officiellement
le nouveau centre de services CAA-Québec de Laval,
situé sur le boulevard Saint-Martin. Dans cet immense
local de 5000 pieds carrés que ses concepteurs identifient
comme «l’agence de nouvelle génération»,
on trouve plusieurs îlots où officient des conseillers
en voyages, des coins boutiques où on vend des valises,
des accessoires de voyages, des guides et des cartes routières,
des forfaits cadeaux, un espace «bibliothèque»
où les clients peuvent consulter des ouvrages de référence
et une salle «de présentation» équipée
d’un grand écran. Au centre de l’espace,
un énorme comptoir circulaire où des préposés
accueillent les clients et assurent les services aux membres
du Club automobile.
 |
Alain
Gaudette, directeur de succursale sur
St-Martin à Laval |
Les
agences CAA vendaient déjà la plupart des articles
et accessoires de voyages depuis plusieurs années.
«La grande différence, c’est la salle de
présentation où nous inviterons nos clients
à prendre connaissance des voyages qu’ils ont
acheté en projetant des films et que nous utiliserons
également pour plusieurs activités : présentation
de nos voyages de groupes, ateliers portant sur des sujets
comme «Comment préparer vos bagages, etc…»,
remarque Martine Masse, directrice du réseau des agences.
Un programme répertoriant une quinzaine d’ateliers
et de présentations pour les quatre prochains mois
a été publié. Il sera envoyé à
des clients de la succursale, ainsi qu’à des
membres du CAA. «Nous avons un service de recherche
marketing qui est capable de cibler une liste de 1000 personnes
susceptibles d’être intéressées
par un type de voyage particulier – une croisière,
par exemple – parmi nos 780 000 membres», indique
Martine Masse. «Cette agence nous permet d’offrir
à nos membres et à nos clients un lieu qui dépasse
la simple officine réservée à des transactions.
Nous voulons aussi les faire rêver. » Pour sa
part, Alain Authier souligne que la nouvelle salle correspondait
à un besoin dans la mesure où les consommateurs
achètent des produits de plus en plus complexes. «Le
client moyen est allé sept ou huit fois dans le Sud
et quatre ou cinq fois en Europe», dit-il. «Aujourd’hui,
il va en Égypte, en Thaïlande, à Las Vegas…
la nature de la demande se complexifie et nous avons besoin
d’outils comme cette salle de présentation pour
appuyer la vente de voyages.
 |
Alain
Gaudette, directeur de succursale sur St-Martin à
Laval
en compagnie d'une partie de son équipe de conseillers |
La
succursale du boulevard Saint-Martin qui, jusqu’au mois
d’avril, était située à un kilomètre
vers l’est, est dirigée par Alain Gaudette. Elle
emploie 10 conseillers en voyages qui y traitent un volume
d’affaires de 7 millions $, en plus d’une dizaine
de préposés qui dispensent les services aux
membres du Club automobile : émission de cartes de
membres, préparation d’itinéraires routiers,
émission de permis de conduire internationaux (36 000
par année pour l’ensemble du CAA-Québec)
et de chèques de voyages, photos de passeports…
«Notre homologue en Alberta, le CAA exploite déjà
quatre succursales conçues sur ce modèle et
prévoit en convertir une douzaine de plus au cours
des douze prochains mois», observe Alain Authier. «Nous
allons d’abord tester le concept ici à Laval
et, ensuite, nous l’implanterons dans les succursales
qui gèrent un volume d’affaires suffisant.»
CAA-Québec exploite 12 succursales «corporatives»,
qui génèrent un volume d’affaires de 60
millions $, sans compter huit franchises dont le chiffre d’affaires
global s’établit à 8 millions $. «Les
60 millions $ réalisés avec la vente de voyages
représentent 40% de nos revenus, le reste étant
constitué par la vente de cartes de membres à
nos 780 000 adhérents et par la vente de services comme
les assurances, les permis de conduire internationaux et les
chèques de voyages», indique Martine Masse. «La
vente de valises et accessoires de nos boutiques nous rapportent
1,2 millions par an et c’est en progression. Au cours
des huit dernières années, nous avons doublé
notre chiffre d’affaires «agence de voyages»,
notamment parce que nous avons développé certains
volets lucratifs comme les croisières et que nous avons
investi davantage en publicité.»
 |
L'équipe
de CAA-Québec : à l'avant, Claire Roy,
directrice relations publiques, Lise Bourque, chef de
secteur et Martine Masse, directrice principale réseau.
À l'arrière: Alain Authier, vice-président
services voyages et produits touristiques et Alain Gaudette,
directeur de succursale sur
St-Martin à Laval |
Au
nombre des articles mis en vente dans les succursales de CAA,
on trouve les 700 produits de «la Forfaiterie».
Forfait-spectacle, séjour en auberge, escapade urbaine,
repas dans un restaurant réputé… on dénombre
700 produits en tout. Ils sont «mis en boîte»
par la Forfaiterie, avec qui CAA-Québec a conclu un
accord commercial. Il s’agit, en fait d’un coupon-échange
qui se présente sous la forme d’un CD. «Le
client qui l’achète a un an pour s’en servir
et c’est à lui de faire ses réservations
lorsqu’il a décidé de s’en prévaloir»,
explique Martine Masse. «C’est d’ailleurs
le marché du cadeau que nous visons avec ces produits.
C’est une façon d’offrir une fin de semaine
en auberge ou un repas gastronomique, à l’occasion
des fêtes ou d’un anniversaire, sous un emballage
attrayant. Mais les gens les achètent aussi pour leur
propre usage, parce qu’actuellement seulement la moitié
des ventes sont faites pour des cadeaux.»
Alain Authier souligne que c’est ce genre de produits
qui permet à CAA-Québec de se démarquer.
«Avec nos valises, nos accessoires de voyages, nos tracés
routiers, nos forfaits de la Forfaiterie, mais aussi nos forfaits
pour automobilistes au Québec, en Ontario, en Virginie
et au Nouveau-Brunswick, nous commercialisons 30% de produits
de plus que l’agence de voyages traditionnelle»,
dit-il. «C’est pour cela qu’on parle de
«Centre de services»».