17 février 2004
| Vacances Air Transat lance sa saison d’été | ||||||
| Par André Désiront | ||||||
Vacances Air Transat déploie
l’artillerie lourde pour la programmation «Europe» de
l’été 2004 : une capacité aérienne en
hausse de 12%, au Québec, et deux nouveautés de poids du
côté des prestations terrestres : Nice devient la quatrième
ville proposée en formule «Forfait plus» et le voyagiste
lance quatre circuits thématiques qui mettent en vedette le patrimoine
et les saveurs.
Denis Coderre, et Isabelle Sparer, la directrice des produits «Europe» du grossiste, évoquent l’évolution des habitudes de voyages des consommateurs québécois, dans l’entrevue qu’ils nous accordent. Express Voyages : Quelles sont les grandes tendances de la demande chez les consommateurs qui font du tourisme en Europe? Denis Coderre : Nos analyses démontrent que les consommateurs manifestent un intérêt pour des prestations individuelles de plus longue durée. Alors que, traditionnellement, les gens qui voyageaient sur une base individuelle réservaient trois nuit d’hôtel, en moyenne, aujourd’hui, la demande porte sur cinq nuits. Et nous enregistrons une hausse marquée de la demande pour les «Forfaits plus» de sept jours. Lorsque nous avons lancé ces forfaits, en 2002, nous programmions trois hôtels à Paris et trois à Londres. L’an dernier, nous avons grimpé à neuf hôtels à Paris et à sept à Londres. Cette année, nous en aurons deux de plus à Paris et nous étendons la formule à Nice. Globalement, l’inventaire de chambres dédiées à la formule des Forfaits plus a doublé par rapport à l’an dernier. Actuellement, 15% de toutes les prestations terrestres que nous vendons sont des Forfaits plus et nous pensons que cette proportion va grimper à 25% d’ici trois ans. EV : Pourquoi avoir particulièrement choisi Nice comme troisième destination où vous offrez les forfaits plus?
Isabelle Sparer : Parce que c’est un port d’attache idéal à la fois pour séjourner et pour visiter une des régions les plus intéressantes de France. Par le train, on peut se rendre rapidement à Cannes, à St-Tropez, ou en Italie, et revenir dans la même journée. Nous vendons également des coupons pour des journées de location chez Hertz, ce qui permet de rayonner dans l’arrière-pays. Ces coupons sont remboursables au retour, si les clients ne les utilisent pas et ils coûtent beaucoup moins cher qu’une journée de location achetée sur place. EV : Le client qui achète un Forfait plus réalise-t-il réellement une économie sur le prix de l’hôtel? On sait que la multiplication des intermédiaires – TO, agents de voyages – fait grimper les prix… DC : En moyenne, le Forfait plus lui permet d’économiser 20% sur l’ensemble des prestations : vol, hôtel et transferts. Nous savons que 80% des passagers qui embarquent sur nos vols réservent leurs hôtels par l’entremise de leur agent de voyage. 10% réservent en direct avec l’hôtel et 10% passent par une agence en ligne ou un grossiste en chambres d’hôtels actif sur Internet. Pour récupérer cette clientèle qui réserve ailleurs, nous devons absolument leur donner des motifs de passer par nous et par leur agent de voyages. Et le seul motif valable est une incitation d’ordre financier. Le pouvoir d’achat de Vacances Air Transat est tel que nous sommes en mesure de proposer des prix plus avantageux et d’inclure de la valeur ajoutée aux prestations. Les sondages auxquels nous procédons indiquent que le facteur le plus important pour 60% de nos clients est le rapport qualité/prix. EV : Vous sélectionnez des hôtels spécifiquement pour cette clientèle de Forfaits plus. Est-ce une question d’inventaires ou y a-t-il d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte? IS : Lorsque des gens séjournent pendant sept jours au même endroit, la petite chambre mignonne coincée dans les combles d’une vieille maison parisienne ne convient plus : l’espace devient très important. Nous avons également augmenté le nombre de résidences Citadines sur la liste des établissements que nous proposons, cela pour accommoder les familles. Les gens ne laissent plus les enfants à la maison, comme c’était le cas, auparavant. Or, les familles ne trouvaient pas d’offre appropriée à leurs besoins. Deux chambres voisines dans un petit hôtel… cela ne convenait pas vraiment. Avec ses appartements, Citadines répond adéquatement à ce type de demande. EV : Y a-t-il des quartiers de Paris qui ont particulièrement la cote? IS : Montmartre. Avant, ce quartier ne se vendait pas du tout, mais depuis le succès du film Amélie Poulin, c’est la ruée. Nous proposons sept hôtels à Montmartre, dont une «résidence Citadine» et dont deux en formule Forfait plus. Nous avons également réintroduit des visites de ville, dans notre programmation. Les Forfaits plus ont créé un besoin de ce côté là et notre rôle de T.O. est de simplifier la vie de nos clients. C’est aussi de leur offrir de la valeur ajoutée. EV : Un exemple de valeur ajoutée que vous leur offrez? IS : Nous avons persuadé les propriétaires de la majorité de nos hôtels «deux étoiles» d’offrir des buffets américains au petit déjeuner. C’était déjà la norme dans les «trois étoiles», mais pas dans les «deux». Les clients aiment se servir eux-mêmes et se resservir. En ce qui concerne les Forfaits plus, plusieurs hôtels offrent des «paniers gourmands» à l’arrivée des clients : fois gras, vin liquoreux… parfois une demi-bouteille de champagne. Et nous assurons les transferts en minibus de l’aéroport aux hôtels. EV : En dehors des séjours dans les grandes villes, quels sont les produits qui font l’objet d’une demande croissante? IS : Les sondages nous indiquent que ce sont les circuits thématiques et les voyages à caractère culturel. Les thèmes les plus porteurs sont le patrimoine et les saveurs. Ce qui nous a incités à lancer quatre circuits «vignobles et patrimoine de France», complètement indépendants des «circuits européens» que nous commercialisons en collaboration avec Trafalgar. Nous en avons trois de 10 jours et un de 11 jours. Ce sont des itinéraires à faible kilométrage qui permettent une découverte plus approfondies des endroits traversés. Dans certains cas, les voyageurs séjournent trois ou quatre nuits au même endroit. Les régions choisies sont le Val de Loire, le Périgord et le Bordelais, le Languedoc et la Provence, et la Bourgogne et la Champagne. La taille des groupes est limitée à 24 personnes, parce qu’on n’entre pas dans une cave à vin à 50 personnes. Ce sont les baby boomers que nous ciblons avec ces circuits. 68% de nos clients ont plus de 45 ans. DC : Cet intérêt pour les châteaux, la nourriture et le vin est attesté par les études de Statistiques Canada ou, aux Etats-Unis, par celle de la Travel Industry Association of America, qui relève que les baby bommers ont des mentalités de «workaholics». Même en vacances ils veulent apprendre. Et nous savons très bien qu’une bonne partie de nos clients qui louent des voitures visitent des vignobles et des châteaux. EV : Quelle est la tendance en matière de voitures? IS : Les loueurs deviennent plus compétitifs sur le long terme, face aux fournisseurs d’achat-rachat. L’achat-rachat présente encore deux avantages : le client dispose d’une voiture neuve et il prend livraison du modèle qu’il a demandé, alors que dans le cas de la location, on réserve une catégorie et la marque n’est jamais garantie. Il y a aussi un aspect «tout inclus», dans l’achat-rachat. Quoique, maintenant, avec le «Super plan prévention plus», que nous avons introduit avec Hertz, la couverture d’assurance complète est fournie. Nous le proposons à des tarifs qui varient de 17 $ à 35 $ par jour, selon les modèles, alors que s’ils prennent toutes ces couvertures sur place, cela revient entre 85 $ et 120 $ de plus par jour. DC : Je voudrais également signaler que nous avons rajouté la marque Citroën en achat-rachat. Elle est maintenant disponible en 17 jours, alors que l’an dernier, elle ne l’était qu’à partir de 23 jours. Cela, à partir de la C-3. En outre, nous proposons entre 50 $ et 80 $ de réductions sur les achat-rachat réservés avant le 31 mars. Cela en plus d’autres promotions. Les clients qui réservent une Renault Scenic avant le 30 avril, par exemple, sont éligibles à un tirage qui leur permettra d’obtenir la voiture gratuitement. En tout, nous ferons tirer huit forfaits achat-rachat. EV : Quelle est la durée moyenne de séjour de l’autre côté de l’Atlantique? DC : 20% de nos clients achètent des voyages
de sept jours et pour 42% de nos clients, la durée du séjour
en Europe varie de 14 à 21 jours.
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