magazine voyage

17 février 2004

Ryanair repousse les limites du « low cost »
Le transporteur à rabais irlandais Ryanair, que la Commission européenne vient d’obliger à rembourser plusieurs millions d’euros de subventions à l’aéroport de Charleroi (Belgique), est en train de repousser les limites du concept de « compagnie sans chichis » (no frills).
Après avoir réduit les services à leur strict minimum, voilà que ses dirigeants annoncent qu’ils vont retirer les appuie-tête et les sièges inclinables des avions, histoire d’économiser davantage… En effet, il semble qu’on doive chaque année remplacer une quarantaine de ces sièges, qui se brisent à force d’être inclinés. Parmi les autres moyens trouvés pour économiser, on compte réduire la fréquence de nettoyage des appareils, en plus d’encourager les passagers à voyager avec un minimum de bagages.

En outre, les prochains appareils du transporteur seront livrés sans pare-soleil aux hublots, ce qui lui fera épargner 195 000 euros par avion. On n’a pas encore parlé de rogner sur le chauffage, ni de remplacer les sièges par un rail et des poignées de cuir comme dans les autobus, mais qui sait? Une chose est sûre, c’est que si jamais Ryanair dessert le Québec, on pourra lui suggérer d’embaucher Séraphin Poudrier comme porte-parole. Pendant ce temps-là, l’une des plus féroces rivales de Ryanair, EasyJet, prend de l’expansion. La société aérienne britannique vient en effet d’annoncer qu’elle lancera huit nouvelles liaisons régulières au départ de Dortmund, en Allemagne, dès le mois de mai. Ces nouvelles dessertes sont Paris (CDG), Nice, Rome, Londres, Alicante, Majorque ainsi que deux destinations à déterminer. Avec l’ajout de Dortmund, EasyJet disposera de cinq bases régionales européennes, après Paris, Amsterdam, Genève et Berlin.

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