21 janvier 2004
| Nouvelle formule de circuits pour Tours Chanteclerc | |
| - par André Désiront | |
Nicolas Hehn : Nous avions quatre catégories. Les deux principales étaient «Découvertes» et «Connaisseur». Pour Découvertes, nous utilisions surtout des hôtels «deux étoiles», avec quelques «trois étoiles» et pour «Connaisseur», c’était l’inverse. Mais au fil des années, l’écart entre les deux s’étaient amenuisé. Nous avions introduit la catégorie «Panorama», qui incluait peu de visite, de manière à laisser beaucoup de liberté aux participants. Mais cela ne s’était pas avéré concluant. Enfin, nous avions la catégorie «Collection», qui regroupait des circuits originaux qui n’étaient pas repris l’année suivante. Elle était destinée à un petit nombre de gens qui avaient beaucoup voyagé. Nous perpétuons le principe, mais sans inclure ces voyages dans une catégorie à part. C’est parce que, entretemps, nous avons réalisé que le client regarde d’abord la destination, ce qui nous a amené à classer nos circuits par pôles géographiques, dans la brochure. Soit une section pour la France, une autre pour la péninsule ibérique, etc… Dans certains cas comme l’Europe de l’Est, par exemple, nous regroupons plusieurs pays dans la même section, mais le client s’y retrouve très bien. Et les caractéristiques de chaque circuit – la catégorie et la situation des hôtels, les prestations incluses, le nombre de repas – tout cela est répertorié dans les pages correspondant à chaque programme. EV : Avez-vous encore des grands circuits qui permettent de visiter plusieurs pays… des tours d’Europe, par exemple? NH : Oui et ils sont regroupés dans une section baptisée «Combinés». Il y a toujours une clientèle pour cela. De la même manière, comme chaque année, nous introduisons des nouveaux circuits pour les clients qui ont tout fait. Nous en lançons sept, cette année. Certains sont des circuits «régionaux», comme le «Italie du Sud et Sicile». Je mentionnerai également le «Bulgarie/Roumanie/Hongrie», car il y a une poussée de la demande pour les pays d’Europe de l’Est. On en entend encore relativement peu parler, mais ils commencent à intriguer les consommateurs qui sont allés souvent en Europe. On les a longtemps perçus comme des pays «gris», «tristes»… Mais cette image commence à s’effriter. Bucarest, par exemple, était considérée comme le «Paris de l’Est», avant la guerre. Nous proposons également des itinéraires inhabituels dans des pays plus connus. EV : Par exemple? NH : La Grèce. Le circuit classique comprend un séjour à Athènes, une tournée de quatre ou cinq jours et une croisière. Mais nous avons voulu sortir de ces sentiers battus en offrant une «Grèce des Îles» où les voyageurs se promènent d’île en île mais en prenant les traversiers et avec des séjours plus longs que la traditionnelle demi-journée d’escale, ce qui permet de mieux découvrir ces endroits insulaires. EV : Les joueurs sont moins nombreux, cette année, dans le créneau des circuits en autocar. Esprit a disparu. La clientèle pour ce type de produits est-elle, elle-aussi, en voie de disparition? NH : Nous ne sentons aucune diminution. Il est vrai que les résultats ont été décevants en 2003, mais c’était vraiment une année atypique. Par contre, 2002 a été la meilleure année de l’histoire de Tours Chanteclerc pour les circuits. Et la saison 2004 a démarré en lion. La moyenne d’âge se situe toujours dans une fourchette assez large : de 50 à 75 ans. Nous recrutons de plus en plus de baby-boomers. Ils achètent surtout des circuits «régionaux» ou des destinations encore peu connues comme la Bulgarie. |
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