magazine voyage


22 septembre 2003


DEUX AVIONS ET DES NOMS CONNUS CHEZ MAESTRO

- par André Désiront -

L’équipe de direction de Vacances Maestro, le nouveau grossiste et transporteur aérien qui desservira les destinations soleil au départ de Québec cet hiver, compte plusieurs figures très connues de l’industrie du voyage. Ainsi, Jean Martel, ancien directeur des ventes de Vacances Air Transat, puis de Vacances Canada 3000 pour la région de Québec, devient vice-président ventes et marketing. Jean Lamontagne, un ancien de Mirabelle Tours, de Vacances Canada 3000 et de Royal, assumera les fonctions de vice-président opérations. Deux anciennes de Vacances Fantasia et Vacances Air Transat, Martine Potvin et Marie-Claude Lavoie, occuperont respectivement les postes de directrice générale-adjointe et directrice des réservations. « Nous commencerons avec une équipe de 32 personnes, dont 12 affectées aux réservations », indiquait Jean Martel. « Le tiers de l’effectif est déjà embauché et nous enregistrerons les réservations dès le début du mois d’octobre. »

Le nouveau groupe intégré exploitera deux Boeing 757-200 ER à long rayon d’action de 210 sièges qui seront basés à l’aéroport de Québec. Il assurera huit vols par semaine vers les principales destinations soleil (pour un total d’environ 1500 sièges par semaine), à partir du 18 décembre, ainsi que deux vols réguliers quotidiens sur une route domestique. Le premier appareil sera livré au cours de la troisième semaine de novembre et le second suivra au début de décembre « Nous ne pouvions mieux tomber pour le démarrage, puisque 40% de la flotte mondiale est actuellement clouée au sol et que les loueurs consentent d’excellentes conditions aux compagnies qui ont besoin d’appareils », expliquait Jean Martel. « Nous travaillerons en étroite collaboration avec le Centre des congrès de Québec qui a perdu 80 millions de dollars de chiffre d’affaires, ces dernières années, à cause du manque de liaisons aériennes adéquates dans la région. Toute la collectivité nous appuie, chambre de commerce en tête. »

Jean Martel, qui figure au nombre des investisseurs, tout comme le président directeur général, Michel Mordret, refuse de dévoiler le nom des gens d’affaires qui ont mis le plus d’argent sur la table. « Ce sont des gens très connus dans la région qui, vous vous en doutez, ont investi plusieurs millions et nous ne dévoilerons leurs noms qu’au cours de la conférence de presse prévue ces prochains jours, dit-il. Pour ce faire, nous attendons l’émission des permis de grossiste et des permis d’exploitation des avions. »
L’entreprise sera logée dans un immeuble de l’arrondissement Sainte-Foy. La brochure, qui compte 60 pages sortira des presses le 5 octobre et un grand lancement destiné aux membres du réseau de distribution aura lieu quelques jours plus tard. Outre les deux vols domestiques réguliers et les destinations soleil, les avions de Maestro desserviront également Paris et Nice, à partir du printemps prochain, ainsi que l’Ouest canadien en été.

Parmi les autres cadres de la compagnie, on relève les noms de Daniel Durant, ancien porte-parole d’Air Canada, de Nationair et ancien responsable de Canada 3000 à Bruxelles, et de Frank Masarelli, un ancien de Nationair, de Nordair et de Royal. Ils agiront respectivement à titre de vice-président affaires publiques et directeur des opérations aériennes.

« C’est la première fois qu’un groupe intégré qui exploite une compagnie aérienne aura son siège social et sa base d’opération à Québec », observait Jean Martel. « Nous ne toucherons pas au marché de Montréal, mais à toutes les région du Québec situées à l’Est de Drummondville et de la Mauricie, ce qui, en comptant le nord du Nouveau-Brunswick, nous donne accès à un bassin de population de 2,8 millions de personnes. »
Pour sa part, le président de l’entreprise, Michel Mordret, déclarait : « Nous sommes des gens de l’Est du Québec et nous voulons notre place dans ce marché. Il ne s’agit pas de déclarer la guerre à qui que ce soit, mais d’offrir à la région de Québec, au Centre des congrès et au nouveau terminal de croisières l’outil dont ils ont besoin pour se développer. Nous voulons être un levier économique pour la région. »


Pour qu'un journaliste couvre
un événement
CLIQUEZ ICI


www.expressvoyage.ca