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par André Désiront -
L’équipe
de direction de Vacances Maestro, le nouveau grossiste et transporteur
aérien qui desservira les destinations soleil au départ
de Québec cet hiver, compte plusieurs figures très
connues de l’industrie du voyage. Ainsi, Jean Martel,
ancien directeur des ventes de Vacances Air Transat, puis de
Vacances Canada 3000 pour la région de Québec,
devient vice-président ventes et marketing. Jean Lamontagne,
un ancien de Mirabelle Tours, de Vacances Canada 3000 et de
Royal, assumera les fonctions de vice-président opérations.
Deux anciennes de Vacances Fantasia et Vacances Air Transat,
Martine Potvin et Marie-Claude Lavoie, occuperont respectivement
les postes de directrice générale-adjointe et
directrice des réservations. « Nous commencerons
avec une équipe de 32 personnes, dont 12 affectées
aux réservations », indiquait Jean Martel. «
Le tiers de l’effectif est déjà embauché
et nous enregistrerons les réservations dès le
début du mois d’octobre. »
Le nouveau groupe intégré exploitera deux Boeing
757-200 ER à long rayon d’action de 210 sièges
qui seront basés à l’aéroport de
Québec. Il assurera huit vols par semaine vers les principales
destinations soleil (pour un total d’environ 1500 sièges
par semaine), à partir du 18 décembre, ainsi que
deux vols réguliers quotidiens sur une route domestique.
Le premier appareil sera livré au cours de la troisième
semaine de novembre et le second suivra au début de décembre
« Nous ne pouvions mieux tomber pour le démarrage,
puisque 40% de la flotte mondiale est actuellement clouée
au sol et que les loueurs consentent d’excellentes conditions
aux compagnies qui ont besoin d’appareils », expliquait
Jean Martel. « Nous travaillerons en étroite collaboration
avec le Centre des congrès de Québec qui a perdu
80 millions de dollars de chiffre d’affaires, ces dernières
années, à cause du manque de liaisons aériennes
adéquates dans la région. Toute la collectivité
nous appuie, chambre de commerce en tête. »
Jean
Martel, qui figure au nombre des investisseurs, tout comme le
président directeur général, Michel Mordret,
refuse de dévoiler le nom des gens d’affaires qui
ont mis le plus d’argent sur la table. « Ce sont
des gens très connus dans la région qui, vous
vous en doutez, ont investi plusieurs millions et nous ne dévoilerons
leurs noms qu’au cours de la conférence de presse
prévue ces prochains jours, dit-il. Pour ce faire, nous
attendons l’émission des permis de grossiste et
des permis d’exploitation des avions. »
L’entreprise sera logée dans un immeuble de l’arrondissement
Sainte-Foy. La brochure, qui compte 60 pages sortira des presses
le 5 octobre et un grand lancement destiné aux membres
du réseau de distribution aura lieu quelques jours plus
tard. Outre les deux vols domestiques réguliers et les
destinations soleil, les avions de Maestro desserviront également
Paris et Nice, à partir du printemps prochain, ainsi
que l’Ouest canadien en été.
Parmi les autres cadres de la compagnie, on relève les
noms de Daniel Durant, ancien porte-parole d’Air Canada,
de Nationair et ancien responsable de Canada 3000 à Bruxelles,
et de Frank Masarelli, un ancien de Nationair, de Nordair et
de Royal. Ils agiront respectivement à titre de vice-président
affaires publiques et directeur des opérations aériennes.
« C’est la première fois qu’un groupe
intégré qui exploite une compagnie aérienne
aura son siège social et sa base d’opération
à Québec », observait Jean Martel. «
Nous ne toucherons pas au marché de Montréal,
mais à toutes les région du Québec situées
à l’Est de Drummondville et de la Mauricie, ce
qui, en comptant le nord du Nouveau-Brunswick, nous donne accès
à un bassin de population de 2,8 millions de personnes.
»
Pour sa part, le président de l’entreprise, Michel
Mordret, déclarait : « Nous sommes des gens de
l’Est du Québec et nous voulons notre place dans
ce marché. Il ne s’agit pas de déclarer
la guerre à qui que ce soit, mais d’offrir à
la région de Québec, au Centre des congrès
et au nouveau terminal de croisières l’outil dont
ils ont besoin pour se développer. Nous voulons être
un levier économique pour la région. »