magazine voyage

22 octobre 2003


L’ÉQUATEUR VEUT PERCER
LE MARCHÉ TOURISTIQUE MONTRÉALAIS

– par André Désiront -

« Nous sommes venus ici pour rencontrer des grossistes et des agences de voyages afin de les persuader de programmer L’Équateur », expliquait Hernàn Plaza, ministre du Tourisme de l’Équateur, qui était de passage à Montréal les 19 et 20 octobre, dans le cadre d’une mission économique destinée à favoriser les échanges commerciaux avec des partenaires canadiens. « Les Galapagos sont très connues, mais nous voulons aussi ouvrir les autres régions du pays au développement touristique. »

Même si les îles Galapagos, qui célèbrent cette année le 25e anniversaire de leur inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco, sont très connues, elles n’attirent en moyenne que 2000 touristes canadiens par année. D’ailleurs le nombre de visiteurs y est sévèrement contingenté, car l’archipel et ses eaux territoriales (un parc marin de 100 000 km carrés, qui est, lui aussi classé sur la liste du Patrimoine mondial) sont protégés par une série de mesures de conservation rigoureuses. Le nombre de bateaux touristiques autorisés à y naviguer est limité, tout comme le nombre de visiteurs autorisés à se promener sur les sentiers du parc national qui recouvre 97% du territoire (jamais plus de 20 à la fois). L’archipel , devenu célèbre pour ses espèces animales et florales rares depuis que le naturaliste Charles Darwin les a décrites en 1835, compte 14 000 habitants, répartis entre six îles (l'archipel compte au total 13 îles et 300 îlots). Entre 70 000 et 80 000 touristes y passent chaque année.

Sur la photo, on reconnaît, dans l’ordre habituel,
Claude Lara, consul général de l’Équateur à Montréal,
José Gabriel Zurita, directeur de la mission commerciale Équateur-Canada,
Alexandro Suarez-Pasquel, ambassadeur de l’Équateur au Canada,
Hernàn Plaza, ministre du Tourisme de l’Équateur,
Frank Vargas, vice-consul à Montréal, et
Ricardo Valdez, attaché commercial à l’ambassade du Canada à Quito.

« Nous cherchons des partenaires touristiques sensibles aux problèmes de conservation de la nature et de développement touristique durable », indiquait Aldo Salvador, directeur exécutif de l’Association des compagnies touristiques des Galapagos. Actuellement, seuls Voyages Incursion de Québec et une poignée d’agences spécialisées en aventure douce programment la destination. Les membres de la mission ont fait valoir que les parties andines et amazoniennes du pays méritent, elles aussi, d’être exploitées sur le plan touristique. Outre les Galapagos, deux villes, Quito et Cuenca, figurent également sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, pour les bâtiments et monuments hérités du passé colonial.


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