SINGAPORE
PRÉSENTE SA NOUVELLE CLASSE RAFFLES |
- par André Désiront -
«
Nous ne sommes pas une compagnie comme les autres : la plupart
de nos clients empruntent des vols d’une durée de
12 à 20 heures. Ils ont donc besoin d’avoir accès
à une gamme de divertissement plus étoffée
qu’à bord d’une compagnie traditionnelle et
de fauteuils qui leur permettent de dormir confortablement »,
explique James Boyd, directeur des relations publiques pour l’Amérique
du Nord de Singapore Airlines.
La compagnie asiatique vient de réaménager de fond
en comble la classe Affaires de ses appareils longs courriers
– la Raffles class – même si « l’ancienne
» n’avait que sept ans d’usage. Coût de
l’opération : 100 millions $ US. Mais il fallait
se plier à une des exigences les plus pressantes de la
clientèle. « Tous nos sondages aboutissent à
la même conclusion : les gens d’affaires veulent avoir
la possibilité de dormir », poursuit James Boyd.
« C’est particulièrement important pour les
voyageurs d’affaires nord-américain, qui partent
généralement le soir pour arriver en Asie tôt
le matin. S’ils parviennent à dormir à bord,
ils sont d’attaque pour se mettre au travail dès
leur arrivée. »
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On
s’en doutait : il y a quatre catégories de dormeurs
: ceux qui dorment sur le dos, ceux qui dorment sur le ventre, ceux
qui dorment sur le côté et ceux qui combinent les trois
manières en changeant de position entre 30 et 35 fois par
nuit. Si les individus appartenant aux deux premières catégories
n’ont aucune difficulté à se reposer sur des
sièges inclinables à 140 ou 150 degrés, il
n’en va pas de même pour les autres. La position de
côté exige une surface plate, sinon la pression exercée
sur les épaules, les hanches et les genoux provoque un inconfort
qui perturbe le sommeil. « C’est la raison pour laquelle
nous avons installé ces nouveaux modèles de SpaceBeds
à bord de tous nos Boeings 747-400 et de nos Boeings 777-200ER
», dit James Boyd. « Nous avons maintenant les sièges
les plus larges et les plus longs de toutes les classes Affaires.
»
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Les
concepteurs ont soigné les détails. Un petit compartiment
facile d’accès a été placé sous
le siège pour ranger les souliers. Les dossiers sont fixes
et dotés de poignées de manière telle qu’un
passager qui se lève ne dérange pas son voisin du
devant en prenant appui sur les oreillettes. Un panneau amovible
permet de s’isoler de son voisin, lorsqu’on dort. Les
écrans individuels, encastrés dans les dossiers, sont
réglables, ce qui permet de les regarder sous l’angle
approprié, même si on a déplié son siège
à l’horizontale.
Et,
tout comme en Première classe, la vidéothèque
de bord offre un large éventail de choix : 25 films, 50 disques
compacts, 47 jeux vidéos... Naturellement, les écouteurs
sont dotés d’atténuateurs de bruits qui éliminent
complètement les sons émis par l’appareil en
vol. « Le choix de divertissement est un autre facteur très
important pour une compagnie qui exploite de très longues
routes aériennes », remarque James Boyd.
Une
nouvelle façon de servir les repas
Le service de repas a été repensé dans les
deux classes. « La nourriture servie à bord des avions
a une réputation épouvantable et il y a une bonne
raison à cela : nous ne pouvons pas cuisiner à bord
et tout est réchauffé d’un seul tenant dans
le même four, alors que la viande, les pommes de terre, les
sauces et les légumes ne demandent pas nécessairement
le même temps de cuisson », observe James Boyd. Désormais
les ingrédients seront cuits séparément. Pour
ce faire, Singapore Airlines a équipé ses aires de
service de trois types de fours : à vapeur, à convexion
et micro-ondes. Les assaisonnements seront aussi rajoutés
à bord.
Le transporteur consacre un budget annuel de 100 millions $ aux
repas et il dépense chaque année 16,5 millions $ en
vins et en champagne (il sert du Dom Pérignon en Première
et du Piper Heidsiek en classe Raffles).
Notons qu’il fait appel à des designer actifs dans
le domaine de l’automobile pour concevoir l’aménagement
de ses deux classe à haute contribution. « Nous voulons
donner à nos passagers la même impression que lorsqu’ils
prennent place dans une auto de luxe, avec les odeurs de cuir et
de bois », dit James Boyd.
Les cabines de Première ont d’ailleurs été
dessinées par James Park, le designer britannique qui a conçu
les wagons de l’Orient Express. Les cuirs viennent de chez
Connolly, le fournisseur de Rolls Royce, Ferrari et Jaguar. Les
luxueux fauteuils-lits, intégrés à une console
qui peut servir à la fois de table de travail et de repas
ont coûté chacun 27 000 $ US. On en retrouve 12 dans
les cabines de Première des B-747 et des B-777 de Singapore
(alors qu’il y a 50 places dans la classe Raffles des B-747).
Les agents de voyages montréalais ont eu l’occasion
de les essayer à bord de la « Caravane » de Singapore,
qui était de passage à Montréal le 24 juillet.
L’énorme semi-remorque, à l’intérieur
duquel on avait reproduit un coin des cabines de Première
et d’Affaires du transporteur, a passé la journée
dans le Vieux-Port pour l’occasion.
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