magazine voyage

25 juillet 2003


LA LOUISIANE PRÉSENTE DANS LES FESTIVALS QUÉBÉCOIS


- par André Désiront -

La Louisiane était représentée en force au Festival international du blues de Tremblant qui se tenait du 11 au 20 juillet et elle sera aussi « visible » aux Fêtes de la Nouvelle France, qui auront lieu à Québec du 6 au 10 août prochains.
« Nous n’orchestrons pas de grandes campagnes publicitaires, nous préférons participer à des festivals où nous sommes en mesure de donner aux Québécois un avant-goût des expériences qu’ils sont susceptibles de vivre s’ils viennent en Louisiane », déclare Marie-Josée Tremblay, chef de cabinet pour le Québec du ministre de la Culture, des Loisirs et du Tourisme de la Louisiane. Et ces expériences tiennent avant tout à trois éléments qui marquent la spécificité de cet État qui se veut une société « un peu distincte » du reste des États-Unis : la culture, la musique et la nourriture. « Nous sommes différents : venir chez nous, ce n’est pas venir aux États-Unis! », affirme le ministre, Phillip J. Jones. « Chez nous, manger ne se limite pas à faire un saut rapide dans un fast food, c’est un acte auquel nous attachons beaucoup d’importance. »

Sur la photo, on reconnait dans l'ordre habituel: Dwight Landreneau, auteur de livres de recettes cajuns, Erik Venéy, chef exécutif du restaurant Muriel's Jackson Square, a la Nouvelle-Orléans, Laurent Miot, chef exécutif du Faimount Tremblant, hillip J. Jones, ministre de la Culture, des Loisirs et du Tourisme de la Louisiane, et Pierre Plamondon, directeur général du Fairmount Tremblant. (photo Fahri Yavuz).
C’est pour démontrer l’importance que les Louisianais attachent à la cuisine que le ministère du tourisme avait invité deux des meilleurs chefs de l’État à initier les visiteurs de Tremblant aux saveurs de la cuisine cajun. Dwight Landreneau, auteur de livres de recettes, faisait déguster ses préparations au « carré de la Louisiane » aménagé sur le site, tandis que Erik Venéy, chef exécutif du Muriel’s Jackson Square, un des restaurants les plus connus de la Nouvelle-Orléans, officiait aux fourneaux du Fairmont Tremblant, aux côtés du maîtres des lieux, le chef Laurent Miot. Plusieurs artistes louisianais, parmi lesquels Andy J. Forest, Bill Wharton et Buddy Guy, se sont produits sur les scènes aménagées pour la circonstance dans le célèbre resort des Laurentides.
Une importante délégation louisianaise participera aux Fêtes de la Nouvelle France, à Québec, du 6 au 10 août prochains. Le parc Montmorency sera transformé en « quartier de la Louisiane ». On y trouvera une reconstitution d’un coin du quartier français de la Nouvelle-Orléans, le Vieux Carré, une scène où se produiront des musiciens louisianais et un kiosque d’information. Ce sera l’occasion de rappeler que l’immense territoire qu’on appelait alors la « Louisiane », faisait alors partie de la Nouvelle-France. Il avait été exploré et cartographié par Louis Jolliet et le Jésuite Jacques Marquette et le montréalais Pierre Lemoyne d’Iberville en fut le premier gouverneur.
La Louisiane tenait d’autant plus à assurer une présence aux Fêtes de la Nouvelle France qu’elle célèbre, cette année, le 200e anniversaire de son rachat par les États-Unis. C’est en effet le 20 décembre 1803 que le drapeau américain fut hissé pour la première fois à la Nouvelle-Orléans. Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis accepta de verser 15 millions de dollars de l’époque pour racheter le territoire à Napoléon qui comptait se servir de cette somme pour financer une invasion de l’Angleterre. La transaction – quatre sous l’acre – s’avéra la meilleure affaire immobilière de l’histoire, puisque le territoire que l’on appelait alors « Louisiane » couvrait plus du quart de la superficie des États-Unis actuels et qu’on l’a depuis divisé en 15 États.
La Louisiane souligne cet anniversaire en organisant plusieurs grandes manifestations. Deux d’entre elles – une exposition des sculptures de Rodin et un panorama de la peinture en France de 1803 et 2003 – auront lieu cet automne à Lafayette, ville située au coeur de ce pays cajun où on parle et comprend encore un peu le français.
L’an dernier, 17 000 Québécois avaient visité l’État. « La progression est constante : en 2000, il n’y en avait que 13 000. Et le nombre augmente chaque année », dit Marie-Josée Tremblay.
Plusieurs grossistes québécois organisent des circuits en autocar en Louisiane ou proposent des forfaits en Louisiane.
Pour information sur les événements organisés dans le cadre du 200e anniversaire du rachat de la Louisiane par les États-Unis, on peut consulter le site www.louisianapurchase2003.com
 

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