LA
LOUISIANE PRÉSENTE DANS LES FESTIVALS QUÉBÉCOIS |
- par André Désiront -
La Louisiane était représentée en force au
Festival international du blues de Tremblant qui se tenait du
11 au 20 juillet et elle sera aussi « visible » aux
Fêtes de la Nouvelle France, qui auront lieu à Québec
du 6 au 10 août prochains.
« Nous n’orchestrons pas de grandes campagnes publicitaires,
nous préférons participer à des festivals
où nous sommes en mesure de donner aux Québécois
un avant-goût des expériences qu’ils sont susceptibles
de vivre s’ils viennent en Louisiane », déclare
Marie-Josée Tremblay, chef de cabinet pour le Québec
du ministre de la Culture, des Loisirs et du Tourisme de la Louisiane.
Et ces expériences tiennent avant tout à trois éléments
qui marquent la spécificité de cet État qui
se veut une société « un peu distincte »
du reste des États-Unis : la culture, la musique et la
nourriture. « Nous sommes différents : venir chez
nous, ce n’est pas venir aux États-Unis! »,
affirme le ministre, Phillip J. Jones. « Chez nous, manger
ne se limite pas à faire un saut rapide dans un fast food,
c’est un acte auquel nous attachons beaucoup d’importance.
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Sur
la photo, on reconnait dans l'ordre habituel: Dwight Landreneau,
auteur de livres de recettes cajuns, Erik Venéy,
chef exécutif du restaurant Muriel's Jackson Square,
a la Nouvelle-Orléans, Laurent Miot, chef exécutif
du Faimount Tremblant, hillip J. Jones, ministre de la Culture,
des Loisirs et du Tourisme de la Louisiane, et Pierre Plamondon,
directeur général du Fairmount Tremblant.
(photo Fahri Yavuz). |
C’est
pour démontrer l’importance que les Louisianais attachent
à la cuisine que le ministère du tourisme avait invité
deux des meilleurs chefs de l’État à initier
les visiteurs de Tremblant aux saveurs de la cuisine cajun. Dwight
Landreneau, auteur de livres de recettes, faisait déguster
ses préparations au « carré de la Louisiane
» aménagé sur le site, tandis que Erik Venéy,
chef exécutif du Muriel’s Jackson Square, un des restaurants
les plus connus de la Nouvelle-Orléans, officiait aux fourneaux
du Fairmont Tremblant, aux côtés du maîtres des
lieux, le chef Laurent Miot. Plusieurs artistes louisianais, parmi
lesquels Andy J. Forest, Bill Wharton et Buddy Guy, se sont produits
sur les scènes aménagées pour la circonstance
dans le célèbre resort des Laurentides.
Une importante délégation louisianaise participera
aux Fêtes de la Nouvelle France, à Québec, du
6 au 10 août prochains. Le parc Montmorency sera transformé
en « quartier de la Louisiane ». On y trouvera une reconstitution
d’un coin du quartier français de la Nouvelle-Orléans,
le Vieux Carré, une scène où se produiront
des musiciens louisianais et un kiosque d’information. Ce
sera l’occasion de rappeler que l’immense territoire
qu’on appelait alors la « Louisiane », faisait
alors partie de la Nouvelle-France. Il avait été exploré
et cartographié par Louis Jolliet et le Jésuite Jacques
Marquette et le montréalais Pierre Lemoyne d’Iberville
en fut le premier gouverneur.
La Louisiane tenait d’autant plus à assurer une présence
aux Fêtes de la Nouvelle France qu’elle célèbre,
cette année, le 200e anniversaire de son rachat par les États-Unis.
C’est en effet le 20 décembre 1803 que le drapeau américain
fut hissé pour la première fois à la Nouvelle-Orléans.
Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis
accepta de verser 15 millions de dollars de l’époque
pour racheter le territoire à Napoléon qui comptait
se servir de cette somme pour financer une invasion de l’Angleterre.
La transaction – quatre sous l’acre – s’avéra
la meilleure affaire immobilière de l’histoire, puisque
le territoire que l’on appelait alors « Louisiane »
couvrait plus du quart de la superficie des États-Unis actuels
et qu’on l’a depuis divisé en 15 États.
La Louisiane souligne cet anniversaire en organisant plusieurs grandes
manifestations. Deux d’entre elles – une exposition
des sculptures de Rodin et un panorama de la peinture en France
de 1803 et 2003 – auront lieu cet automne à Lafayette,
ville située au coeur de ce pays cajun où on parle
et comprend encore un peu le français.
L’an dernier, 17 000 Québécois avaient visité
l’État. « La progression est constante : en 2000,
il n’y en avait que 13 000. Et le nombre augmente chaque année
», dit Marie-Josée Tremblay.
Plusieurs grossistes québécois organisent des circuits
en autocar en Louisiane ou proposent des forfaits en Louisiane.
Pour information sur les événements organisés
dans le cadre du 200e anniversaire du rachat de la Louisiane par
les États-Unis, on peut consulter le site www.louisianapurchase2003.com
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