25, 26
et 27 août 2003
POURQUOI
UN REGROUPEMENT ? 27 août : Groupe Atrium |
-
par André Désiront -
Les
deux tiers des points de ventes du Québec sont affiliés
à un regroupement, voire à une chaîne.
Pourquoi? Quels avantages y trouvent-ils? Lorsqu’on
interroge les franchisés et les membres des différents
réseaux, ils sont presque unanimes : aujourd’hui,
ce ne sont plus les taux de commission qui motivent leur adhésion.
À moins d’être une très petite agence!
Quoi, alors? La formation, les outils technologiques, l’image
de marque, le désir de s’appuyer sur un fournisseur
puissant... les réponses varient. Express Voyage sur
le web a recueilli le point de vue des dirigeants des réseaux
québécois et ceux d’un de leurs membres
ou franchisés. Nous vous livrerons ces témoignages,
réseau par réseau, au cours des prochaines semaines.
Aujourd'hui, Sylvain Lastère, directeur général
du Groupe Atrium, qui coiffe les marques Vasco et Gama, et
Kathy Gouin, de Voyages Vasco Thetford Mines, donnent leur
point de vue.
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Sylvain
Lastère, président du Groupe Atrium |
Sylvain
Lastère, groupe Atrium (Vasco et Gama) :
Pour la formation et le site web
Le
groupe Atrium coiffe deux marques : Voyages Vasco et Voyages
Gama. Chez Vasco, tout est standardisé : les membres
arborent le nom et les couleurs et le personnel porte l’uniforme.
Rien de tel chez Gama, dont les membres « achètent
» simplement les services dispensés par la centrale
et profitent des ententes contractées avec les fournisseurs.
40 agences Vasco
30 agences Gama
Express
Voyage sur le web : Quels avantages offrez-vous à
vos membres?
Sylvain
Lastère : Un réseau, c’est une
famille et une famille, c’est de l’entraide. Nous
avons les mêmes commissions que tout le monde, à
quelques différences près : 1% de plus ici;
1% de moins là. Mais ce n’est plus pour les commissions
que les détaillants cherchent à joindre un réseau.
Ils viennent chez nous parce que nous nous démarquons
à deux égards : la formation et le site web.
Au total, nous offrons un éventail de 42 cours différents.
Nous insistons beaucoup sur les croisières, avec trois
niveaux de cours différents. Et nous avons le meilleur
site Internet de tous les réseaux québécois.
Chaque agence peut y disposer d’un site personnalisé
qui permet, notamment aux consommateurs de faire une visite
virtuelle de l’agence. On y présente le personnel,
les produits, et bien d’autres choses.
Kathy
Gouin, Voyages Vasco Thetford Mines.
Pour les cours de formation!
Express
Voyage sur le web: Pourquoi avez-vous choisi Vasco?
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Kathy
Gouin, Voyages Vasco-Thetford Mines |
Kathy
Gouin : Mon associée, Josée Thivierge
et moi, avons longtemps fonctionné de façon
indépendante. En novembre 2002, nous avons adhéré
au réseau Gama, parce que nous voulions savoir ce que
cela signifiait d’appartenir à un réseau.
Le directeur du franchisage, Benoît Pichette, était
venu nous solliciter et nous l’avions trouvé
dynamique. Nous avons adhéré à Vasco,
voici quelques jours, parce que nous voulions assurer une
présence sur le site web de l’Univers de la croisière
et, aussi, parce que nous étions enchantés de
l’expérience.
EV
: Qu’avez-vous tant apprécié, au juste?
KG
: De nos jours, les clients sont aussi informés que
nous et cela risque de nous poser des problèmes. Les
cours de formation dispensés par Vasco sont extraordinaires
et je connais peu de réseaux qui en offrent d’un
tel niveau. J’ai suivi un cours intitulé «
Comment gérer votre site web ». Les sites Web
coûtent très cher à monter. Ils l’ont
fait pour nous et ils nous aident à le gérer.
J’ai également suivi le cours « Croisières
» du niveau 1, qui dure trois jours. Avant, nous ne
vendions quasiment pas de croisières, à Thetford
Mines. L’an dernier, nous en avons vendu quatre. Depuis
que j’ai suivi le cours, en juin dernier, nous en avons
vendu 40.
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POURQUOI
UN REGROUPEMENT ? 26
août : Carlson Wagonlit |
-
par André Désiront -
Les
deux tiers des points de ventes du Québec sont affiliés
à un regroupement, voire à une chaîne.
Pourquoi? Quels avantages y trouvent-ils? Lorsqu’on
interroge les franchisés et les membres des différents
réseaux, ils sont presque unanimes : aujourd’hui,
ce ne sont plus les taux de commission qui motivent leur adhésion.
À moins d’être une très petite agence!
Quoi, alors? La formation, les outils technologiques, l’image
de marque, le désir de s’appuyer sur un fournisseur
puissant... les réponses varient. Express Voyage sur
le web a recueilli le point de vue des dirigeants des réseaux
québécois et ceux d’un de leurs membres
ou franchisés. Nous vous livrerons ces témoignages,
réseau par réseau, au cours des prochaines semaines.
Aujourd'hui,, Louise Dufort, directrice régionale de
Carlson Wagonlit, et Jean Grenier, de Voyages Carlson Wagonlit
Performa, donnent leur point de vue.
Louise Dufort, Carlson Wagonlit
Avec
près de 4000 points de ventes dans le monde, Carlson
Wagonlit dispute à American Express le titre de «
plus grande agence de voyages mondiale ». Le réseau,
dont les propriétaires sont le groupe français
Accor et la multinationale Carlson de Minneapolis, exploite
250 agences au Canada et une cinquantaine au Québec,
dont 6 sont des bureaux corporatifs. Louise Dufort, directrice
régionale pour les agences « loisirs »
nous énumère les points forts du réseau
au Québec.
EV
: Quel intérêt ont les détaillants indépendants
à adhérer à un réseau comme le
vôtre?
LD
: La marque, qui leur confère une reconnaissance internationale.
Même s’ils bénéficient d’une
bonne réputation sur le plan local, grâce à
leur implication dans la communauté, le nom «
Carlson Wagonlit » ne peut que la renforcer et rehausser
leur crédibilité. L’autre grand avantage,
ce sont les plateformes technologiques que nous leur offrons
et qui leur permettent d’être plus efficace et
de gagner du temps. Ainsi, ils disposent du logiciel Team
Mate, qui est à la fois une banque de données
de leur clientèle, permettant de mieux orchestrer le
marketing, et un outil de gestion de tâche pour les
agents.
EV
: D’autres points à signaler?
LD
: Nous mettons à leur disposition différents
programmes pour les aider à vendre plus et à
attirer la clientèle dans leurs agences. Nous leur
donnons également des outils pour le volet corporatif,
puisque Carlson est une des deux ou trois principales agences
commerciales au monde. Ces outils leur permettent de décrocher
de nouveaux comptes et de mieux les desservir.
Jean
Grenier, Voyages Performa (Boucherville)
Carlson Wagonlit pour la marque face aux clients et...
aux fournisseurs
EV
: Pourquoi Carlson Wagonlit?
JG
: Je fais partie d’un groupe de personnes qui avaient
lancé la Coopérative des agents de voyages du
Québec – la Coop – en 1992. Nous visions
deux objectifs : un sentiment d’appartenance et l’échange
d’informations utiles entre gens d’affaires confrontés
au même contexte. Mais les progrès de la mondialisation
et les velléités des compagnies aériennes
de vendre en direct nous ont fait réaliser que nous
devions nous accrocher à un gros joueur national, voire
international. En même temps, nous tenions à
conserver une certaine autonomie. Notre choix s’est
porté sur Carlson Wagonlit. Nous sommes devenus «
partenaires » de ce groupe après des négociations
serrées, en 1998. Cela nous permet, aujourd’hui,
de bénéficier de l’image de marque de
Carlson Wagonlit qui est un des plus gros joueurs mondiaux,
tout en gérant nos dossiers en toute autonomie. Cela
nous permet aussi de bénéficier d’un meilleur
pouvoir d’achat et, surtout, de meilleures ententes
de service avec les fournisseurs.
EV
: Qu’entendez-vous par « ententes de service »?
JG
: Pour nous, détaillant, le support technique est aussi
important que le pourcentage de commission. Nous dépendons
du service dispensé par nos fournisseurs pour être
en mesure d’assurer un bon service à nos clients.
Des réponses rapides à leurs demandes, par exemple!
Or, après le 11 septembre, les grossistes se sont départis
d’une partie de leur personnel pour traverser la crise.
Coupures de personnel, restructuration, changements de personnel...
cela n’en finissait plus! Et cela s’est traduit
par une dégradation énorme du service à
la clientèle. Cela a duré longtemps, parce que,
même si les grossistes ont commencé à
réembaucher, ils ne parvenaient pas nécessairement
à retrouver du personnel formé. Ils semblent
vouloir remonter la pente, actuellement. Mais en attendant,
quel cauchemar nous avons vécu! Non seulement les clients
ne rentraient plus dans nos agences, mais en plus, quand ils
rentraient, nous n’étions même pas capables
de leur fournir le service! Le fait d’être membre
d’un groupe puissant nous permet de bénéficier
de certains privilèges, comme des lignes spéciales.
C’est pour cela que j’ai choisi Carlson Wagonlit
et j’en suis satisfait!
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POURQUOI
UN REGROUPEMENT ? 25
août : Club Voyages |
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par André Désiront -
Les
deux tiers des points de ventes du Québec sont affiliés
à un regroupement, voire à une chaîne.
Pourquoi? Quels avantages y trouvent-ils? Lorsqu’on
interroge les franchisés et les membres des différents
réseaux, ils sont presque unanimes : aujourd’hui,
ce ne sont plus les taux de commission qui motivent leur adhésion.
À moins d’être une très petite agence!
Quoi, alors? La formation, les outils technologiques, l’image
de marque, le désir de s’appuyer sur un fournisseur
puissant... les réponses varient. Express Voyage sur
le web a recueilli le point de vue des dirigeants des réseaux
québécois et ceux d’un de leurs membres
ou franchisés. Nous vous livrerons ces témoignages,
réseau par réseau, au cours des prochaines semaines.
Cette semaine, pour faire suite à l’entrevue
réalisée avec Philippe Sureau dans le cadre
du congrès « Club Voyages » de Trois-Rivières,
nous opposons le témoignage de Stella Marsolais, farouche
partisane de son regroupement, à celui de Jean-Pierre
Chartrand, irréductible indépendant.
Stella
Marsolais, Club Voyages Lajeunesse (Montréal) :
Pour le sentiment d’appartenance!
EV
: Vous êtes un des premiers membres du réseau
Club Voyages. Pourquoi une telle fidélité à
ce réseau?
SM
: Nous faisons effectivement partie du noyau d’agences
qui ont participé à la fondation du réseau,
en 1983. Vingt ans plus tard, nous y sommes toujours aussi
attachés, parce que c’est un réseau francophone
dans lequel nous nous reconnaissons, parce que c’est
davantage qu’un réseau de gens d’affaires
: c’est une famille. Le départ de Jean-Paul Bellon
et Odette Thomas a été vécu comme un
deuil, mais Philippe Sureau et Chantal Barbeau font un excellent
travail. Ils viennent de prendre le temps de rencontrer tous
les franchisés, individuellement.
EV
: Ce sont des raisons sentimentales. Vous devez bien avoir
des mobiles rationnels pour justifier votre fidélité.
SM
: Bien sûr. Depuis quelques années, les gens
de la centrale essaient de nous amener à penser «
affaires » et on sent qu’un vent nouveau va nous
redonner un second souffle. En ce qui concerne les avantages
financiers, force est de constater que nous bénéficierions
des mêmes conditions si nous n’étions pas
affiliés à Club Voyages. Par contre, nous ne
serions pas des commerçants « Air Miles »,
ce qui est un outil de fidélisation très important,
dans un contexte global où la clientèle devient
de moins en moins fidèle. Le fait de faire partie de
la famille Transat, qui est le groupe québécois
le plus puissant, est également un élément
important. Cela nous permet de nous tenir au courant des tendances
et des mouvements commerciaux qui nous affectent. Malgré
cette affiliation à un groupe puissant, je retrouve,
au sein du regroupement, une identité que je ne sentirais
pas si j’étais membre d’Amex ou de Carlson
Wagonlit. Pour moi, être « Club Voyages »,
c’est un peu comme être un « Saint-Hubert
BBQ », plutôt que « McDo » ou «
Toqué ». Ce qui correspond tout à fait
à mes aspirations identitaires.
Jean-Pierre Chartrand, Voyages Jean-Pierre (Brossard, Longueuil
et St-Hubert) :
L’indépendance a bien meilleur goût
EV
: Vous n’adhérez à aucun regroupement.
Pourquoi?
JPC
: J’emploie 22 personnes et je réalise un chiffre
d’affaires annuel de 15 millions $ dans le secteur «
loisirs », ce qui me permet d’accéder automatiquement
au maximum de l’échelle des commissions chez
mes fournisseurs. Et ne me parlez pas de sentiment d’appartenance
: je le ressens très vivement à l’égard
de la famille que nous formons, mes employés et moi.
EV
: Mais un regroupement ne confère-t-il pas d’autres
avantages? L’accès à des programmes de
formation, par exemple!
JPC
: La meilleure formation pour les conseillers actifs dans
le secteur du voyage d’agrément, c’est
de voyager. Or tous mes employés effectuent trois ou
quatre voyages par année. L’agence leur paie
un voyage de familiarisation par an et les libère pour
leur permettre de participer à d’autres. Nous
desservons une clientèle fidèle, depuis 15 ans.
Elle reste fidèle parce que nos conseillers dispensent
l’information adéquate. Dans cinq ou 10 ans,
les indépendants comme moi n’aurons peut-être
plus le choix. Le marché sera peut-être verrouillé
par trois ou quatre grands groupes comme Transat, Signature,
etc... J’aviserai en temps et lieu, mais en ce moment,
je ne vois aucun avantage à verser des redevances à
un regroupement qui me dictera certaines politiques qui ne
me plairont peut-être pas.
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