30 janvier 2004
| Moins d’agences au Québec,
mais des agences plus grosses |
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| - par André Désiront | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
En cinq ans, le réseau de distribution québécois a perdu le cinquième de ses points de ventes. Par contre, chaque détaillant réalise un chiffre d’affaires plus élevé. Hier, le nombre de points de ventes au détail agréés par l’Office de protection du consommateur (OPC) s’élevait à 839, chiffre incluant les 279 succursales exploitées par des chaînes comme Sears, CAA-Québec ou Thomas Cook. Ce qui représente une diminution de 19,4% par rapport aux 1002 points de ventes actifs à la fin de l’année 1998/1999. Mais chaque détaillant déclare des revenus plus élevés en moyenne, car le chiffre d’affaires global a augmenté de près de 20% au cours de cette même demi décennie. Malgré les deux années de crises, les consommateurs québécois ont dépensé près de 2,5 milliards $ dans les agences, au cours des 12 derniers mois, comparativement à 2,06 milliards $ en 1998/1999. Ce qui a fait grimper le chiffre d’affaires moyen de chaque point de ventes de 2,1 millions $ à près de 3 millions $ (2 948 753 $). Une hausse de 37%, alors que, pendant la même période, l’indice des prix à la consommation calculé par Statistiques Canada n’enregistrait qu’une augmentation de 12,8%. On se retrouve donc avec moins d’agences, mais des agences plus grosses. Le même phénomène a été constaté aux États-Unis où, comme nous le rapportions la semaine dernière, chaque agence de voyages américaine employait une moyenne de 5,7 employés en 2003, comparativement à 4,6 en 2002. Ce qui met en relief une tendance, en Amérique du Nord, voulant que de plus en plus de détaillants fusionnent pour augmenter leur masse critique d’affaires et se donner les moyens d’assurer le développement technologique et la concurrence des agences « en ligne ». Un examen de l’évolution de la situation depuis l’exercice 1998/1999 permet également de constater qu’il y a moins de fermetures et moins d’ouvertures d’agences que voici cinq ans. En 1998/1999, l’OPC 117 détaillants avaient remis leur permis à l’OPC. L’année suivante, elles étaient 114 à en faire autant. Depuis deux ans, le nombre de fermetures ne dépasse pas la soixantaine. Et il s’ouvre moins d’une quarantaine de nouveaux points de ventes par année, soit près de trois fois moins que voici cinq ans. Les crises ont fait mal
À venir lundi: Les Grossistes |
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