magazine voyage


31 décembre 2003


SÉCURITÉ AÉRIENNE: LE COMMANDANT NE PERDRAIT PAS SON AUTORITÉ EN CAS DE PRÉSENCE DE POLICIERS À BORD

Si des policiers ou des gendarmes prennent place dans certains vols "sensibles" en raison de risques terroristes, le commandant, qui affirme être le seul maître à bord, ne perdrait pas son autorité, affirmait-on mardi de source spécialisée dans le domaine de la sécurité aérienne.

Toutefois, à partir du moment où il accepte une telle présence à bord, s'il y a une menace, l'intervention va primer et c'est le gendarme ou le policier qui gère l'interpellation avec son savoir-faire. Mais la mission s'arrête quand la neutralisation est faite, précisait-on de même source ayant requis l'anonymat.

En cas de menace, le commandant a d'autres préoccupations à gérer: il veille à l'intégrité de son aéronef et des personnes à bord.

Par ailleurs, les armes utilisées par les agents à bord devraient être adaptées pour ne pas risquer de percer la carlingue, ajoutait-on en précisant qu'il s'agirait d'armes non létales, comme des armes de poing à décharge électrique ou certains gaz, du matériel donnant toute les garanties pour la sécurité du personnel de l'avion, le but étant seulement de neutraliser un terroriste éventuel, et non de le tuer.

Dans les cas d'expulsion de clandestins vers leur pays d'origine, le commandant est le seul maître à bord et peut refuser de décoller si il considère qu'une ou plusieurs personnes peuvent représenter un danger pour le vol.


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