Si
des policiers ou des gendarmes prennent place dans certains
vols "sensibles" en raison de risques terroristes,
le commandant, qui affirme être le seul maître
à bord, ne perdrait pas son autorité, affirmait-on
mardi de source spécialisée dans le domaine
de la sécurité aérienne.
Toutefois,
à partir du moment où il accepte une telle présence
à bord, s'il y a une menace, l'intervention va primer
et c'est le gendarme ou le policier qui gère l'interpellation
avec son savoir-faire. Mais la mission s'arrête quand
la neutralisation est faite, précisait-on de même
source ayant requis l'anonymat.
En
cas de menace, le commandant a d'autres préoccupations
à gérer: il veille à l'intégrité
de son aéronef et des personnes à bord.
Par
ailleurs, les armes utilisées par les agents à
bord devraient être adaptées pour ne pas risquer
de percer la carlingue, ajoutait-on en précisant qu'il
s'agirait d'armes non létales, comme des armes de poing
à décharge électrique ou certains gaz,
du matériel donnant toute les garanties pour la sécurité
du personnel de l'avion, le but étant seulement de
neutraliser un terroriste éventuel, et non de le tuer.
Dans
les cas d'expulsion de clandestins vers leur pays d'origine,
le commandant est le seul maître à bord et peut
refuser de décoller si il considère qu'une ou
plusieurs personnes peuvent représenter un danger pour
le vol.